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Philippe Georget Edition poche Edition originale note Philippe GEORGET

L'Été tous les Chats s'Ennuient


Edition originale : Jigal Polar - Octobre 2009
Rééditions :
Dernière édition poche : Pocket - Mai 2012
Autres éditions :


Le début…


Les dix premières lignes…

Robert se leva à quatre heures du matin. Comme tous les jours depuis plus de quarante ans.
Ce n'était pour lui ni un choix, ni une contrainte? C'était comme ça. Heure d'hiver ou heure d'été, peu importait : à quatre heures, i se réveillait et se glissait aussitôt hors du lit.
Il se servit une tasse de café froid. Y ajouta une goutte de lait. Puis il écarta les mots croisés pour poser sa tasse sur la petite table (…)

La fin…


Quatrième de couverture…

C’est l’été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d’Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Serial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt !
Placé bien malgré lui au centre d’un jeu diabolique, Sebag, à la merci d’un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de cœur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l’être encore !
« Elle attend sans joie, patiente et succombe. La maison de pierre deviendra sa tombe. Qui fait quoi, qui attrape qui ? Qui est le chat, qui est la souris ? »


Un avis personnel…


par Patrick Galmel, le 09 février 2010

Tout commence par la découverte du cadavre d'une jeune femme hollandaise découvert sur la plage d'Argelès par un des ses voisins de camping ; une retraité lève-tôt. Puis c'est au tour d'une autre jeune femme, Ingrid, qui semble, elle, séquestrée, de tenir le devant de la scène…
Un peu plus loin sur la côte, apparaît alors le flic, Gilles Sebag, catalan d'adoption et plus trop captivé par son métier. Il préfère s'isoler sur les hauteurs de l'arrière-pays, loin de l'agitation, en pensant au temps qui passent inlassablement et à ses enfants qui grandissent et refusent désormais les câlins…
En compagnie de son co-équipier Jacques Molina, il enquête sur la disparition d'un chauffeur de taxi que sa femme n'a plus vu depuis deux jours. Il semble qu'il s'agisse d'une banale affaire d'adultère — une fugue amoureuse — puisque l'homme aurait été vu en compagnie d'une jeune femme blonde de type germanique. Mais on retrouve bientôt le taxi abandonné, quasiment caché, et malgré le peu d'enthousiasme que Sebag et Molina montrent pour l'enquête, les voilà lancés sur la piste…

Voilà un auteur qui n'affiche pas ses ambitions. Un cadavre… Une jeune femme séquestrée… Une disparition… Voilà qui prend le parfum connu du thriller. Et bien non.
On commence par suivre Gilles Sebag, ce flic aux manières quelque peu désabusées, mais on ne sait pas, tout comme lui, où son enquête de routine va le mener. Rien ne transpire sous le soleil du Roussillon. La progression, lente, se fait au rythme des maigres découvertes des investigateurs, tandis que Sebag se débat avec ses états d'âme, son imagination, et s'invente des problèmes conjugaux.
Philippe Georget distille quelques éléments extérieurs à l'enquête qui touchent aux différents acteurs de celle-ci, et on en vient parfois à trépigner lorsqu'un enquêteur croise un témoin capital sans savoir — contrairement à nous, "pauvre" lecteur — qu'il vient de rater le coche. Cependant, l'auteur sait, pas la qualité de ses personnages et de leur psychologie, conserver notre attention en continuant d'avancer, certes lentement, mais avec l'obstination du laboureur.
S'en vient alors le temps des accélérations et lorsque Sebag se retrouve seul — femme et enfants partis en vacances — c'est la machine qui s'emballe et transforme cette fois le récit en une diabolique mécanique qu'on a du mal à lâcher.

Philippe Georget a ferré, il ne nous laissera pas nous échapper, maîtrisant parfaitement la progression jusqu'au dénouement final. Pour autant, L'Été tous les Chats s'Ennuient n'est cependant pas à ranger au rayon de ces romans francophones qui veulent singer les thrillers anglo-saxons. Il y a là une saveur particulière — et pas seulement celle du Roussillon — qui tient sans doute à la qualité du personnage de Gilles Sebag, parfaitement humain, fragile, dans ses raisonnements comme dans ses attitudes, et c'est avec plaisir qu'on le voit, au final, gagner la partie. Il le méritait bien.

   


Vous avez aimé…


Quelques pistes à explorer, ou pas...

La saison des prix n'est pas encore terminée (finira-t-elle jamais, d'ailleurs) qu'on signale déjà quatre nominations pour L'Été tous les Chats s'Ennuient.


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Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.


Le Paradoxe du Cerf-Volant

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