Mo Hayder Edition poche Edition originale note Mo HAYDER

Birdman

traduction (anglais) : Thierry Arson

Edition originale : Presses de la Cité - Mars 2000
Rééditions :
Dernière édition poche : Pocket - Octobre 2001
Autres éditions :


Genre :
Thriller

Thème abordé :
Serial Killer

Personnages :
Flic

Lieu :
Londres

Époque :

Style :
Original

Poids du roman :
Plus de 400 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

Dans un terrain vague de la banlieue de Londres, une pelleteuse met au jour cinq cadavres de femmes atrocement mutilés. Un seul lien unit tous ces corps tailladés puis recousus : un oiseau a été enfermé vivant à l'intérieur de chaque cage thoracique.
C'est avec ces meurtres en série que l'inspecteur Jack Caffery inaugure son nouveau poste au Service régional des enquêtes sensibles. Entre l'hostilité de certains collègues, sa vie conjugale étouffante et la tension grandissante entre lui et un voisin qu'il soupçonne d'être responsable de la disparition de son frère, Caffery est mis à rude épreuve. Mais l'enquête dont il est chargé est de celle qui font oublier tout le reste. D'ailleurs, il le sait d'expérience : le cauchemar ne fait que commencer.


Les dix premières lignes :

North Greenwich. Fin mai. Trois heures avant le lever du soleil, le fleuve était désert. Le courant tendait les amarres des péniches sombres, et une marée d'équinoxe de printemps libérait doucement de petits sloops de la vase où ils reposaient. Une brume légère s'élevait des eaux et dérivait vers l'intérieur des terres, par delà les comptoirs de marchands de fournitures pour bateaux, sur le Dôme du Millénaire désert et d'étranges paysages lunaires et désolés, avant de s'arrêter, cinq cent mètres plus loin, sur un terrain vague encombré de machines (...).


Un avis personnel :

par Patrick Galmel, le 31 mai 2006

Pas de préliminaires avec Mo Hayder, ni pour le lecteur, ni pour son personnage d'ailleurs. Jack Caffery vient tout juste de rejoindre les équipes du SRES, les enquêtes sensibles de la criminelle, qu'un cadavre est découvert dans un terrain vague, à proximité du Dôme du Millénaire. Le corps, nu, est celui d'une femme sur lequel il semble bien qu'on ait pratiqué une autopsie sommaire.
Caffery est un enquêteur brillant, promis à un bel avenir, qui accède très jeune à l'élite de la police londonienne, par contre, côté intime, pas vraiment de réussite : il mène depuis six mois vie commune avec l'envahissante Veronica qui s'immisce, plus qu'il ne voudrait, dans son univers. Passés les premiers émois hormonaux, son désir, son attirance se sont émoussés et il faut bien se rendre à l'évidence : il ne l'aime pas.
Les investigations sur le terrain vague continuent et ce sont bientôt quatre nouveaux corps de femmes ayant subi les mêmes sévices qui sont découverts ; les autopsies, officielles celles-là, révélant la présence, à proximité du cœur des victimes, d'un oiseau !..

Mo Hayder nous livre là un thriller dans lequel elle donne libre cours à ses angoisses personnelles et parfois morbides. La nécrophilie n'est pas un sujet "facile", mais elle s'attache avec passion à décrire les processus qui mènent à cette folie. Il y a chez cette auteure comme un fascination pour la mort et ce qui l'entoure. Mo Hayder va au bout de ses obsessions, fouille, montre et démontre.
Elle sait aussi construire des "acteurs" aux personnalités complexes sur les épaules desquels elle fait irrémédiablement peser le poids du passé, à la manière d'un Dennis Lehane. Avec finesse, sans grand étalage, elle rend crédible en quelques mots, quelques phrases, leur comportement. Jack Caffery se prend pour un lâche qui soigne sa bravoure au sein de la police, mais on sait rapidement pourquoi.
Quant à l'intrigue, c'est un savant mélange à la construction rigoureuse qui mêle suspense, tension et rebondissement avec brio. Sans doute un peu de surenchère dans les scènes d'autopsie, appuyées, et reposant sur une connaissance approfondie du sujet, mais elles deviennent quasiment incontournables à tout thriller qui se respecte... On passera. D'autant que l'écriture est limpide et que Mo Hayder sait garder toute l'attention du lecteur, maîtrisant son sujet de bout en bout.


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Quelques pistes à explorer, ou pas...

Jack Caffery est également mis sous pression dans L'Homme du Soir.

Toujours du même auteur, ne manquez pas Tokyo qui ajoute au thriller une dimension historique inattendue.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.


L'Homme du Soir Tokyo Pig Island

Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

Par JuKal, le 30 Avril 2007
J'ai fait connaissance avec Mo Hayder et l'inspecteur Jack Caffery en lisant L'Homme du Soir, deuxième volet des aventures de ce dernier.
Pas trop mauvais souvenir même si on peut parfois avoir l'impression que la dame aime la surenchère. Elle fait dans l'excès mais on y revient.
Dans ce premier volet, Caffery se débat avec un tueur en série qui s'en prend à des filles de mauvaise vie, comme on dit ou comme on disait. S'agit-il là d'une variation sur le thème de Jack l'Eventreur, peut-être, mais on se détache du modèle pour naviguer dans un univers particulièrement glauque, noir.
Tous les personnages, policier comme quidam sont au prise avec des vies pas roses, des histoires personnelles prenantes dont ils ne s'éloignent pas complètement malgré la force de ce qui leur arrive.
Mo Hayder sait faire vivre ses personnages.
Ce premier opus est peut-être plus réussi que le deuxième pour lequel j'avais donné un trois étoiles. Trois étoiles qui firtaient avec une quatrième. Pour ce premier, elles y sont les quatre étoiles.
Et évitez de faire comme moi, lisez les dans l'ordre !

(sans note) Par André Toutou, le 30 Avril 2007
J'ai du vouloir lire ce livre au mauvais moment : tous les polars qui me tombaient sous la main parlaient de Serial Killer, tous plus morbides, plus insatiables, plus démoniaques les uns que les autres, certains dans les derniers livres de Cornwell ou de ceux d'Andrea Japp, réapparaissant de tomes en tomes, de plus en plus improbables, de plus en plus proches des Super-Méchants des Comics.
Birdman m'a semblé vouloir jouer à la surenchère. Quelques chapitres m'ont suffi : rien de neuf depuis Le Silence des Agneaux de Thomas Harris ou Un Tueur sur la Route d'Ellroy.
Bref, ça ne m'a pas plu...


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