Mo Hayder Edition poche Edition originale note Mo HAYDER

Tokyo

traduction (anglais) : Hubert Tézenas

Edition originale : Presses de la Cité - Mars 2005
Rééditions :
Dernière édition poche : Pocket - Mars 2007
Autres éditions :


Genre :
Thriller
Roman historique

Thème abordé :
Mystique / Religion
Vengeance

Personnages :
Détective amateur

Lieu :
Japon

Époque :

Style :
Littéraire

Poids du roman :
Plus de 400 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

Quand Grey débarque à Tokyo sans argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher...
Obsédée par un passé tumultueux, elle a quitté son Angleterre natale dans le seul but de retrouver un vieux film disparu. Ces images seraient l'unique témoignage visuel des atrocités commises par les Japonais à Nankin en 1937.
Un seul homme pourrait aider Grey. Un survivant du massacre, professeur à l'université Todai. Mais ce dernier, méfiant, refuse de répondre aux questions de la jeune femme.
Perdue dans une ville étrangère où elle ne connaît personne, Grey accepte un emploi d'hôtesse dans un club de luxe fréquenté par une clientèle d'hommes d'affaires et de yakuzas. Parmi eux, un vieillard en fauteuil roulant entouré de personnages terrifiants, et qui doit, paraît-il, sa longévité à un mystérieux élixir, qui suscite bien des convoitises...


Les dix premières lignes :

Nankin, Chine, 21 décembre 1937
À ceux qui se battent et fulminent contre la superstition, je répondrai seulement ceci : pourquoi ? Pourquoi céder à l'orgueil et à la vanité au point de balayer d'un revers de main des siècles de tradition ? Quand le paysan vous explique que les grandes montagnes de Chine ancienne ont été détruites par les dieux en colère, qu'il y a des centaines d'années les cieux se sont déchirés et que le pays s'est figé, pourquoi ne pas le croire ? Êtes-vous tellement plus intelligent que lui ? Êtes-vous plus intelligent que toutes les générations précédentes prises ensemble (...) ?


Un avis personnel :

par Patrick Galmel, le 31 mars 2006

1937, Nankin, en Chine. Le pays est en guerre contre le Japon. Un homme relate à travers son journal intime la traque qu'il vient d'exercer envers un soldat japonais armé d'une simple caméra, récupérant ainsi un film qui jamais ne témoignera de ce qui s'est inscrit sur sa pellicule.
1990, Tokyo. Une jeune femme, en provenance d'Angleterre, vient à la rencontre du professeur Shi Chongming pour lui rappeler un lointain passé qu'il nie connaître : l'existence d'un film retraçant les atrocités, les exactions, les tortures commises par les troupes japonaises lors de la prise de Nankin en 1937.
Cette femme au passé trouble semble obnubilée, obsédée par cet épisode macabre de l'histoire orientale découvert au hasard d'une lecture adolescente. Depuis lors, elle n'a eu de cesse, à travers ses études notamment, de se rapprocher de la vérité ; neuf ans, sept mois et dix-huit jours que ça dure...

Il ne faut pas beaucoup de pages à Mo Hayder pour tisser les fils de la toile dans laquelle elle va nous enfermer. Elle le fait avec une maîtrise exceptionnelle, avec autant d'efficacité que de discrétion, et force est de constater qu'il dévient très vite impossible de lâcher ce roman une fois qu'on y a posé les yeux.
On s'attache très vite au personnage de Grey, cette grande adolescente anglaise débarquant en terre inconnue à la recherche d'une vérité qu'elle seule semble poursuivre. On s'attache à son côté étrange, mystérieux, à l'urgence qu'elle suggère dans sa quête, à ce mélange de folie et d'intelligence qui la caractérise.
On s'attache à ce professeur chinois aux longs cheveux blancs filasses, comme une caricature, à ses silences, à sa "sagesse", ses lenteurs, sa préciosité tout orientale, sa confrontation avec l'exigence presqu'enfantine de désordonnée de Grey.
Et puis tout en s'attachant à ces deux personnages centraux, on se laisse prendre par l'aventure à laquelle va être livrée Grey, par sa découverte de la ville (puisqu'elle va devait y résider), de la culture nippone, entre modernité et tradition ancestrale :
"Je remarquai qu'à Tokyo les gens n'avaient pas d'odeur. C'était amusant. Je ne les sentais pas, et ils ne disaient quasiment rien : les rames étaient bondées mais silencieuses, un peu comme si on m'avait fait monter dans un wagon où se trouvaient déjà entassés mille mannequins de vitrine."
"Tu sais ce que c'est de vivre au Japon, il faut tout faire différemment."

Grey fera la rencontre de Jason, de ses deux colocataires russes, Svetlana et Irina, qu'elle rejoindra comme hôtesse dans une sorte de night club luxueux où elle finira par croiser un "parrain" yakusa dont le vieux Shi Chongming voudrait percer le secret de son exceptionnelle longévité. Une mission pleine d'imprévus qu'il négociera avec la jeune femme en échange d'informations sur le fameux film objet de son voyage.

Beaucoup de mystères, servis par une écriture limpide qui coule au fil des pages et vous emporte toujours plus loin sur des flots aventureux.
Une construction étonnante où se mêlent la narratrice, étrange personnage hanté par un passé qui n'est pas le sien et qui "vit" l'intrigue au présent, et puis Shi Chongming, le vieux professeur chinois, qu'on découvre principalement par les extraits de son journal de l'année 1937 et qui, lui, voudrait absolument oublier un passé qui le hante.
"— Je voudrais que vous compreniez que quand vous parlez du passé c'est comme si vous placiez une bille de phosphore sous un ciel d'orage. Le passé renferme une énergie de conversion. L'énergie du vent, ou du feu. Nous devons avoir du respect pour une chose aussi destructrice. Et vous me demandez d'y retourner tête baissée, sans réfléchir ? C'est un terrain extrêmement dangereux."
"— En Chine (...), on n'envisage pas le temps comme vous autres en Occident. Nous pensons que notre avenir... que notre avenir peut être vu dans notre passé."

Mo Hayder signe là un thriller, incontestablement, avec son côté angoissant, son crescendo inexorable vers quelque chose qu'on pressent comme horrible, mais on est loin ici des histoires de tueurs en série et autres monstres sanguinaires déviants, pas de scène gores, pas de décryptage d'autopsie, l'imagination du lecteur suffit amplement à susciter l'angoisse, guidée qu'elle est par les rails dressés par l'auteur, et à faire monter une tension palpable, oppressante, dans un contexte mystico-historique parfaitement maîtrisé. Une lecture étonnante. À ne pas louper !..


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Vous avez aimé... Vous aimerez peut-être :

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Tokyo a été récompensé en France par la sixième édition du prix Polar SNCF dans la catégorie roman européen.

Mo Hayder est l'auteur de deux autres romans : Birdman et L'Homme du Soir, tous deux parus en édition poche chez Folio Policier. Il conviendrait de se pencher attentivement sur son cas.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.


Birdman L'Homme du Soir Pig Island

Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

Par Gemini, le 5 Août 2008
J’ai toujours mon cahier à côté du livre que je lis. De quoi griffonner vite fait une phrase, une ambiance, une idée.
Avec "Tokyo", la page est restée vierge. Pas parce que le bouquin est mauvais, mais parce que sa lecture m’a totalement absorbée. Ça se joue dès le début, avec ce vieil homme poursuivant un caméraman sur une colline chinoise. Puis avec cette fille que l’on sent tendue par une obsession. Cassée par une éducation qui a sapé ses bases.
À partir de là, le lecteur se questionne ; il est ferré. Mo Hayder ne livre pas de clés, ne prévient de rien, explique peu. Ajouté à ça le voyage dans un décor à connotation exotique pour les occidentaux que nous sommes, et on ne décolle plus des pages. C’est littéraire et cinématographique à la fois, il m’a semblé que l’histoire se déroulait véritablement sous mes yeux. Une page d’Histoire avec un grand H également, un autre des mérites de ce roman d’un noir subtil.

Par Ive, le 3 Août 2008
Grosse déception !!!
Je n'ai pas accroché aux personnages. Le personnage féminin me gonflait. Le côté historique est intéressant, mais c'est tout ce que je retiendrai de ce roman.

Par Diz, le 26 Juin 2008
"Tokyo" m'a laissé un sacré souvenir ! Imaginez un peu, c'était la première fois que je lisais un bouquin de Mo Hayder, je m'attendais pas à un univers aussi particulier !
J'ai bien aimé la mise en lumière du sac de Nankin, drame historique qui m'était totalement inconnu. Et surtout cette manière qu'a l'auteur de jouer avec notre humanité : nous amener vers une espèce de fascination de la perversité. Il me semble qu'Hayder tire les ficelles de la même façon avec "Pig Island" ou les Jack Caffery.
J'aime cette jeune femme, dans "Tokyo", Grey, parce qu'elle représente les doux écorchés, les borderline, les toqués, tous ceux qui ont des valises de l'existence chargées et qui se sont créés leur réalité. Elle m'a fait un drôle d'effet, cette héroïne, avec sa façon de voir les choses, d'expliquer son passé.
Sophie, tu as raison quand tu dis que comme on s'attend à de la monstruosité "flagrante", on est vite dérouté. Moi, j'ai eu l'impression d'avoir été mise face à ma monstruosité, c'est-à-dire celle qui est fascinée par la cruauté.
Ce bouquin m'a mis mal à l'aise, j'ai adoré (le bouquin, pas être mise mal à l'aise...)
Sacrée claque. Très grand souvenir.

Par Sophie, le 10 Juin 2008
Attention y'a des tas de spoilers dans ce qui suit...
Ce bouquin est une sorte de miracle.
Parce qu'il utilise bon nombre de ficelles archi connues, mais de façon tellement habile qu'on s'y laisse prendre. Sans doute aussi que le soin apporté aux personnages y est pour beaucoup.
Tous sans exception sont excellents, donnent envie d'en savoir plus sur eux, qu'il s'agisse des personnages principaux (Grey, le professeur, le yakusa, Jason...) ou secondaires (les deux russes, Strawberry, la nurse...).
La première en tête, bien sur, Grey. "Héroïne", si on veut.
Mystérieuse, depuis les toutes premières lignes, avec cette histoire de la manière dont les gens la regardent, et cette honte qu'elle trimballe sans qu'on sache pourquoi. On devine un secret répugnant là-dessous, et çà la manière dont Grey parle d'elle-même on en viendrait presque à la considérer comme un monstre, sans même savoir ce qu'elle a fait, quelle est son histoire.
Et puis le voile se lève, peu à peu. L'histoire est moins terrible qu'on s'y attendait, d'un certain point de vue, et le lecteur sera peut-être confronté à ce stade du récit (en gros moitié-deuxième tiers) à sa propre monstruosité, dans le sens où il attendait une histoire affreuse, et il n'a rien d'autre à se mettre "sous la dent" qu'une histoire de souffrance simple, banale, et par là même encore plus cinglante.
J'ai été choquée, pas moralement mais émotionnellement, par ce bouquin, et notamment au travers de l'histoire de Grey. Sans doute que je n'avais pas mis assez de distance, je pensais lire un thriller sans grand chose de plus, irréaliste et pas crédible à la manière habituelle des thrillers, et je me suis retrouvée avec dans les mains une histoire d'autant plus horrible qu'elle était complètement banale, terre à terre, ultra crédible. Autant dire que je l'ai prise en pleine tronche.
La fin m'a fait le même effet.
La force de ce roman réside dans cette simplicité et cette banalité des horreurs, on n'est effectivement pas dans la surenchère de gore ou de monstrueux, les "promesses" du personnage de la nurse ne sont que des mirages, des trompe l'oeil pour narguer le lecteur morbide en mal de sensations mais peu désireux de se frotter au réel.
C'est bien ça l'essence même du gore, de la surenchère, c'est d'éloigner l'horreur à force de la rapprocher trop.
Mais dans ce roman de Mo Hayder, la distance est juste bien réglée. Et la "révélation" finale (la scène où le père pèse la vie de sa gosse) est un choc de plus.

Je ne parle pas des ficelles classiques qui sous tendent l'histoire, bien sur il y a des choses prévisibles, bien sur on s'en doutait qu'il bouffait de la chair humaine Fuyuki, bien sur on s'en doutait que c'était lui qui était à Nankin tant d'années avant, mais ça n'a aucune importance.
On peut sans aucun problème passer au-delà de ça, pour saisir ce qu'il y a profondément dans ce roman : une réflexion sur la bien et le mal, l'innocence et l'ignorance.
Et puis il y a cette ambiance.... rien que pour cette ambiance, il faut le lire.

(sans note) Par Limbes, le 7 Septembre 2007
Je viens de refermer Tokyo et livre mes impressions, l'idée étant de voir dans une semaine par exemple, si cela a évolué. Une sorte de test.
D'abord, j'ai beaucoup aimé la première partie du livre, la plus lente, la moins "thriller" justement.
Je crois que plus que les personnages, et d'ailleurs, c'est presque des personnages, c'est les lieux qui m'ont le plus intéressé, Tokyo-Japon, Nankin-Chine.
Et le contexte historique, ce massacre à Nankin par les Japonais en 1937, sorte d'Oradour-sur-Glane puissance 10000.
Et cette étrange civilisation japonaise, qui m'intrigue beaucoup (je pense à Mishima, par exemple, ou même à Amélie Nothomb et son Stupeurs et Tremblements)...

La deuxième partie est bien ficelée, c'est indéniable, mais ne m'a pas vraiment touchée - malgré son contenu terrifiant.
Je me demande pourquoi... Peut-être que c'est trop bien fait justement, que tout s'ajuste trop parfaitement (les motivations des personnages, la démonstration "le mal"/"l'ignorance" etc)... Ou peut-être qu'à un certain stade de l'horreur mon cerveau débranche, je ne sais pas vraiment...
J'ai repensé bizarrement à un livre qui n'a rien à voir, Le Concasseur de Friedrich je crois, et à cette scène magnifiquement terrible du bébé dans la forêt...

Tout ça pour dire que je suis complètement partagée sur ce bouquin...

(sans note) Par Albertine, le 1 Août 2007
Une semaine pour lire ce livre, c'est le temps qu'il m'a fallu.
Je n'ai pas réussi à entrer dedans. Ce n'est pas une question de lenteur, de rythme du récit. De ce point de vue, je trouve que c'est plutôt réussi. On perçoit la ville, ses atmosphères, ses coins d'ombre et de rêve (le jardin, le parc des enfants fantômes, le club ...).
Il en est de même pour le récit du siège de Nankin et la progression lente de la guerre.

Non, ce sont certains personnages. L'héroïne m'a très vite agacée avec son côté "pauvre petite fille persécutée par les méchants adultes qui se bat envers et contre tout" et malgré ses gros défauts complaisamment étalés prouvera qu'elle est quasiment une super héroïne.

Complaisance dans la monstruosité aussi.

Et puis deux grosses ficelles qui font immédiatement (dès le milieu du roman) le lien entre le passé et le présent ; passé du yakusa et du professeur ; passé de l'héroïne et du professeur.

J'ai finalement trouvé plus d'intérêt à des personnages secondaires comme Ma Strawberry, Bison ou les hôtesses.

Par La Loche, le 17 Juillet 2007
Ouais je sais pas non plus où c'est qu'ils ont vue que c'était un thriller ?
Une ambiance indéniable. Des personnages qui sonnent justes. Et ce journal depuis Nankin, depuis 1937... écrit d'une telle manière qu'on se demande si Mo Hayder ne l'a pas plagié ! On s'y croirait, bon sang.
Et puis l'histoire qui retombe toujours sur ces pattes. ça fait plus d'une semaine que j'ai refermé le bouquin et il n'y a pas un jour sans que j'y repense. C'est du bon.

Par JuKal, le 29 Juin 2007
Surtout, ne pas se fier à la couverture. Il y est indiqué "thriller" et, selon moi, Tokyo est loin du thriller.
Le roman de Mo Hayder n'est pas basé sur le suspense, sur un rythme haletant. Au contraire, c'est un livre qui prend son temps, qui laisse s'installer une atmosphère. Atmosphère étrange, prenante, car nous sommes à Tokyo et que Grey, le personnage principal, la narratrice, découvre cette ville si loin de son occident. Elle y emménage dans une maison peu commune qui sera un des personnages de l'histoire. Grey est venue chercher une vérité et elle va tout faire pour la découvrir, tout faire jusqu'à l'inconscience. Sa recherche de la vérité a à voir avec le saccage de Nankin par les japonais lors de leur invasion de la Chine en 1937. Nous allons faire des allers et retours entre cette époque et le présent.
Les personnages s'enfoncent lentement, poussent plus loin encore leur destruction. Car, ils sont détruits, cassés.

C'est un roman noir que nous offre Mo Hayder, un roman qui dérange car il s'aventure du côté du mal, de la perversion de l'âme humaine et ne nous épargne rien. C'est un voyage qui marque au bout duquel Grey entrevoit et énonce l'une des seules vérités qui soient.

Par MacOliver, le 22 Avril 2007
La façon qu'a Mo Hayder de nous décrire les passages du film nous colle à la caméra. Nous sommes les témoins. Les boyaux se tordent, le malaise est immense. Génial.

Par lve, le 20 Avril 2007
Ce livre est une déception. Je n'ai jamais réussi à rentrer complètement dans l'histoire. C'est lent, il ne se passe pas grand chose. De plus, je n'ai pas réussi à apprécier les personnages. Je n'ai pas du tout ressenti de compassion pour Grey ou pour le professeur. Donc rien a en retenir, si ce n'est la partie historique du récit.

Par Txoa, le 20 Avril 2007
Le début du bouquin m'a déconcerté. J'ai trouvé ça lent, la narratrice un peu trop tournée sur elle même. Puis peu à peu, l'histoire se décante. Les personnages apparaissent dans toute leur opacité, leur côté quasi monstrueux. Nul n'est innocent.
Et puis, et puis... L'horreur. J'ai encore un peu de mal à en causer, trop proche, mais ce bouquin restera en tête assez longtemps, je pense.
Les japonais n'y sont pas à la fête même si, je le répète, nul n'est innocent dans (à ?) Tokyo.

(...) L'atmosphère est remarquable aussi, poisseuse. Tokyo est vécu comme un théâtre où peuvent apparaître n'importe quels monstres. C'est presque une ville fantastique, quasi onirique, pleine de secrets inavouables.
Le traumatisme de Grey pose de sacrées questions et pas qu'aux femmes. Non, sacré bouquin, vraiment.

Par Patoune, le 27 Mars 2007
Mo Hayder est un petit bijou du polar anglais et après un Birdman convaincant et un Homme du Soir répugnant, elle revient avec un roman bien construit, très bien documenté ... préparez-vous à nager dans la jungle tokyoïde.
(...) le roman est bien construit (je ne trouve pas que la lenteur soit rédhibitoire) et surtout il s'appuie sur un événement histoire (l'invasion de Nankin) qui permet de rajouter la touche historique mais également d'apporter une fraicheur à la narration (le système d'aller et retour est bien trouvé).


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