Georges Hubel Edition originale note Georges HUBEL

8 Jours Chrono


Edition originale : Krakoen - Novembre 2004
Rééditions :
Dernière édition poche :
Autres éditions :


Genre :
Roman à énigme

Thème abordé :

Personnages :
Flic
Détective amateur

Lieu :
Paris

Époque :
Années 2000

Style :

Poids du roman :
Moins de 250 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

La Police est sur les dents, les médias grondent, en haut-lieu on s'impatiente. Le policier chargé de l'enquête sur le meurtre du député Gilbert Dumesnil appelle à sa rescousse son ancien patron, vieux briscard de la Crim' en retraite.
Et c'est ainsi que Roselier reprend du service...

Lire l'interview


Les dix premières lignes :

La sonnette de l'entrée retentit. Perdu dans ses pensées, Roselier sursauta. Il ronchonna : « Mais qui cela peut-il être à une heure pareille ? » Il se leva pour aller ouvrir. Il n'était pas parvenu au milieu de la pièce que la porte encadra la silhouette de son ancien adjoint.
- Ah, c'est toi !
- Alors patron, on roupillait ?
- Non, je regardais la pluie tomber. Tu devrais essayer, tu ne peux pas savoir comme c'est apaisant ! J'étais loin de m'imaginer que c'était toi l'enquiquineur. D'habitude, tu te pointes le samedi et tu téléphones avant.
- Excuse-moi, j'avais besoin de te voir sans délai (...).


Un avis personnel :

par Patrick Galmel, le 30 novembre 2005

Le capitaine Lardinois enquête sur le meurtre d'un avocat de renom, Gilbert Dumesnil, également député à l'Assemblée Nationale ; une affaire délicate de "double" assassinat puisque le ténor du barreau a été empoisonné avant d'être retrouvé, une balle dans la tête, au fond d'un caveau du cimetière Montparnasse en attente de son locataire.
Sans piste, sans indice, mais avec la presse et sa hiérarchie sur le dos, le policier vient chercher de l'aide auprès de son ancien patron, André Roselier, fraîchement retraité.
Dès l'entame de son roman, Georges Hubel affiche ses "influences". Le premier chapitre n'est pas terminé qu'ont déjà été cités les commissaires Bourrel et Maigret ainsi que l'anglophone Sherlock Holmes. Hercule Poirot ou Miss Marple n'ont pas eu droit à cet honneur mais, en cherchant bien, on doit pouvoir trouver les lettres de leurs patronymes disséminés tout au long de ce même chapitre.
L'auteur nous présente un couple de policiers aux caractères dissemblables, l'un "calme et débonnaire (...) avec un début d'embonpoint", l'autre "ne tenant pas en place (...) grand et maigre" ; deux caricatures qu'il met en scène dans un roman à énigme de facture classique où se déroulent sous nos yeux, pas à pas, les avancées de l'enquête, la découverte d'indices, les déductions, les prémonitions, les intuitions, voire même les "illuminations" de cet ex-commissaire un peu cachottier qui reprend du service de même que son bonhomme de chemin à la recherche de la vérité, affublé de son éternel adjoint.
Georges Hubel (Roselier ?) joue avec nos nerfs comme avec ceux du capitaine Lardinois. Les pièces du puzzle s'accumulent mais l'image des auteurs de ce crime n'apparaît toujours pas, jusqu'à l'explication finale où tous les protagonistes sont enfin réunis et où le commissaire livre enfin la solution de l'énigme en étalant sa science d'homme de terrain et en confondant les coupables.
Georges Hubel rend ici hommage aux maîtres classiques du roman policier des premières heures dans une construction où un personnage à la Simenon mène une enquête à la Christie pour finir par tout dévoiler dans les cinq dernières minutes. Du polar à l'ancienne sous une écriture agréable où percent parfois quelques pointes d'humour et où la "triste" réalité finit tout de même par reprendre ses droits à l'issue du divertissement.


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Quelques pistes à explorer, ou pas...

Georges Hubel a écrit là son premier roman mais il a récidivé depuis et doit faire paraître prochainement (la date exacte n'est pas encore tout à fait fixée) son second opus, toujours chez Krakoen : Honfleur Ni Couronne.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.



Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

(sans note) Par Tony, le 15 Mai 2006
Une enquête aux petits oignons. Impossible de refermer le bouquin avant d'avoir découvert le poteau rose ou le pot aux roses ou le pote aux rosses... enfin vous m'avez compris quoi, c'est prenant. Y neigeait un peu trop pour skier pendant mes vacances à la montagne en février, du coup, j'me suis pas ennuyé !

Par R-Vosse, le 14 Mai 2006
- On a retrouvé un mort dans le cimetière Montparnasse.
- Cela me semble l'endroit idéal pour un cadavre. Je me suis même laissé dire qu'il y en avait plusieurs milliers.
Ça commence fort. Un avocat député découvert assassiné dans un caveau sur le point d'accueillir un nouvel occupant... Deux précautions valent mieux qu'une : empoisonné et flingué.
Pourquoi, comment, par qui ? Les suspects ne manquent pas, les mobiles non plus. Un commissaire à la retraite se donne 8 jours pour démêler l'embrouille. À la Hercule Poirot version moderne.
Ça se lit d'une traite, on croule sous les indices distillés avec malice. Un polar "traditionnel", dans le bon sens du terme.

Par Mac, le 30 Janvier 2006
Roselier, "jeune retraité" de la crim' reprend du service pour aider son ancien collègue sur une enquête difficile : le meurtre d'un député...
Il prend son temps, jardine et regarde la pluie tomber, suit son "instinct" et ses "illuminations", étudie différentes pistes sans laisser percer son raisonnement, sa logique, jusqu'au chapitre final.
Un livre policier très classique et plaisant à lire : on se surprend à chercher le fil de l'histoire, agacé parfois par le mutisme de cet ancien flic mais cela ne fait que renforcer l'envie de connaître la fin.


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