traduction (suédois) : Anna Gibson
Edition originale :
Seuil Policiers - Mars 2000
Rééditions :
Dernière édition poche : Seuil / Points Policier - Mai 2001
Autres éditions :
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Septembre 1994, l'inspecteur Wallander rentre de vacances et espère un automne calme. Mais il lui faut bientôt éclaircir une série de meurtres à donner froid dans le dos aux policiers les plus endurcis.
Un vieil ornithologue a été retrouvé empalé dans un fossé, un autre, passionné d'orchidées, ligoté à un arbre et étranglé, le dernier, chercheur à l'Université, noyé au fond d'un lac. Pourquoi tant de férocité à l'égard de citoyens apparemment paisibles ? Et pourquoi ces mises en scène sadiques ? Parce que - selon la devise de Wallander - les êtres sont rarement ce que l'on croit qu'ils sont.
Et si le crime était la vengeance d'une autre victime contre ses bourreaux ? Dans ce cas, l'inspecteur Wallander n'a plus qu'à se hâter pour empêcher un nouveau meurtre tout aussi barbare.
Tout était silencieux en cette nuit où ils étaient venus pour accomplir leur mission sacrée.
Celui qui portait le nom de Farid et qui était le plus jeune des quatre hommes pensa après coup que même les chiens n'avaient fait aucun bruit. La nuit tiède enveloppait le petit groupe. Ils attendaient depuis la tombée du jour. La voiture qui les avait conduits depuis Alger et le lieu de rendez-vous de Dar Aziza était un vieux tacot. Ils avaient dû s'arrêter deux fois, d'abord pour réparer le pneu arrière gauche, qui avait crevé alors qu'ils n'étaient même pas à la moitié du voyage. Farid, qui n'avait jamais quitté la capitale, s'était assis à l'ombre d'un éboulis pour regarder le paysage (...).
par Patrick Galmel, le 13 janvier 2005
L'intrigue débute par l'assassinat en Algérie de quatre religieuses et d'une "innocente" touriste suédoise qui eût le malheur de passer par là au mauvais moment.
Le Guerrier Solitaire avait gâché les vacances de Kurt Wallander en cet été 1994, mais lui avait permis, à la fin, de partir en voyage en Italie en compagnie de son père pour une sorte de réconciliation. À son retour, notre inspecteur favori n'aspire plus qu'à un automne tranquille, mais La Cinquième Femme ne lui laissera pas le choix... Trois meurtres particulièrement cruels vont troubler la quiétude de Wallander, trois crimes où il semble déceler un message, voire une forme de vengeance, celle d'une femme. Car un des sujets de ce roman est bien la condition des femmes à travers la poursuite du portrait de la Suède "en déclin" que nous dresse Henning Mankell. Les femmes à travers celle qui se venge, à travers sa collègue Ann-Britt (une femme dans la police), à travers sa nouvelle supérieure hiérarchique (une femme qui remplace un homme).
Mais ce roman est aussi celui de la mort du père de Wallander :
"- Nous avions tant de choses à nous dire, maintenant que nous avions enfin trouvé le moyen de nous parler. Et voilà. C'est trop tard.
- C'est toujours trop tard, dit-elle."
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Tout Henning Mankell bien sûr, mais lisez surtout avant celui-ci Le Guerrier Solitaire, la chronologie de la relation père/fils n'en sera que mieux rendue.
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.
Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...
Par Le Cafuron, le 7 Avril 2005
Une intrigue excellente, comme d'habitude. Mankell fait languir son lecteur, en le promenant d'Algérie à Rome, avant de le replonger dans l'ambiance devenue familière du commissariat d'Ystad. Ann-Britt, Hanson, le scientifique de service, tous sont bien là. La Scanie est tristounette à souhait, Kurt Wallander n'a pas le temps de se couper les ongles des orteils, la Suède s'enfonce dans l'individualisme et le "suèdouillardisme". Et puis, et surtout, une série de meurtres tous plus affreux les uns que les autres. Mais Mankell nous incite à la méditation : qui est coupable ? Le meurtrier ou les victimes ? Quel sort méritent les salopards ? Bref, tous les ingrédients qui font le succès d'Henning Mankell sont bien présents. Un seul petit regret, pour ma part : si l'enquête en elle-même est conçue avec habileté, le dénouement m'a quelque peu déçu. Un petit arrière goût d'inachevé, en quelque sorte. Mais bon, c'est du bon, du très bon. C'est du Mankell, quoi !
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