Jean-Louis Nogaro Edition originale note Jean-Louis NOGARO

Un Bon Flic, C'est Comme de la Soie


Edition originale : Chloé des Lys - Juillet 2006
Rééditions :
Dernière édition poche :
Autres éditions :


Genre :
Roman noir
Polar social

Thème abordé :
Vengeance

Personnages :
Détective amateur

Lieu :

Époque :
Années 2000

Style :

Poids du roman :
Moins de 250 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

Jean-Louis Nogaro est de ces auteurs qui envisagent le polar comme un outil de peinture sociale où l'humain prime, où les rencontres prennent le pas sur les techniques d'investigation sans pour autant oublier qu'il faut du ressort à une intrigue.
C'est aussi un metteur en scène des mots qui sait donner du rythme à son récit, qui sait le tenir, dans un découpage poche de celui qu'adopterait un cinéaste.
Enfin, il reconnaît volontiers l'influence de Jean-Claude Izzo sur son écriture. Comme lui, ses intrigues s'inscrivent dans un environnement précis qui devient un personnage à part entière du récit. Pour Izzo c'était Marseille. Ici, ce serait plutôt Saint-Etienne.

Lire l'interview


Les dix premières lignes :

St Etienne, 25 avril 2002.

"Le Pen, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue..."
Charles Barbérian, à l'instar de ses potes de lycée reprenait en cœur.
"Le Pen, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue !"

Le Soleil n'avait même pas fait l'effort d'accompagner la jeunesse dans la Grande rue. Le Pen n'avait pas fait l'effort d'être présent au deuxième tour des élections présidentielles. Le père de Charlie n'avait pas fait l'effort de ne pas voter pour lui. Malgré tout ça, à l'instar de ses potes de lycée, il reprenait en cœur les chants et les exhortations vilipendant le leader du Front National (...).


Un avis personnel :

par Patrick Galmel, le 30 septembre 2005

Jean-Louis Nogaro aime la région où il vit et c'est tout naturellement que Saint-Étienne se retrouve être, dans ce roman, quasiment un des personnages, ou au moins un décor prééminent. Quoique décor ne soit peut-être pas le terme qui convienne le mieux (un peu trop figé sans doute) car voilà bien une "capitale" régionale qui gagne à être connue : "(...) une ville qui a l'art de s'accommoder à votre humeur. Surtout si vous êtes d'humeur maussade". Mais le cadre de l'intrigue menée par l'auteur ne se limite pas à Saint-Étienne et il s'éclaire, fort heureusement, dès qu'il s'éloigne du centre-ville.
Dès l'entame de ce roman, on est frappé, entraîné, par une construction qui s'apparenterait presque à un découpage cinématographique, à un scénario. Les scènes sont courtes, les points de vue alternés et on découvre par petites touches successives ce qui constitue le cœur de l'intrigue.
L'originalité de la construction de ce récit tient à l'alternance, justement, de ces points de vue qui se croisent et se superposent, tissant petit à petit la toile de l'intrigue. Quatre groupes distincts se dégagent ainsi, qui se décomposent eux-mêmes en différents individus sans que jamais l'intérêt ne se perde, ni le lecteur. Les premiers à apparaître sont les "bourreaux", suivis de près par les "victimes", avant que n'interviennent les "enquêteurs officieux" et bien sûr la "cavalerie", qui ferme la marche. Le narrateur de toute cette histoire étant un pauvre professeur de français pris dans cette aventure par amitié, embarqué, mais qui va se transformer en détective efficace.
Jean-Louis Nogaro s'offre une galerie de personnages qui lui permettent de lâcher quelques considérations sur son époque, ses congénères, la politique, les profs, mais aussi de camper quelques énergumènes typés.
Quant à l'intrigue en elle-même, elle pêche peut-être parfois par quelques maladresses au moment de la mise en place où quelques points mériteraient un éclairage plus soutenu afin de lever quelques incohérences, puis prend sa vitesse de croisière et le lecteur en mains pour ne le lâcher, après quelques jolies pirouettes, qu'avec le point final.
Un premier roman, non sans quelques défauts, mineurs, que quelques remaniements seraient à même de corriger, qui présage d'autres tentatives, plus abouties. À suivre...


Dernière Minute !

Depuis le mois de juillet 2006, Comme de la Soie, présenté dans le cadre du Coin des Artisans en octobre 2005 est devenu Un Bon Flic, c'est comme de la Soie. Jean-Louis Nogaro, après de nombreuses démarches, a fini par trouver éditeur à sa plume avec Chloé des Lys, une maison d'édition belge travaillant avec amour et passion pour les auteurs qu'elle sélectionne.
Que dire de plus ?..
Qu'un éditeur qui fait son travail vaut mieux qu'un imprimeur ? Sûrement.
Fort des remarques reçues après les diverses présentations de la première mouture de son roman, Jean-Louis Nogaro a donc repris son ouvrage, peaufiné, éclairé certaines zone d'ombres, tout en conservant la force et l'originalité de son écriture.
Un Bon Flic, c'est comme de la Soie est un roman neuf qui a puisé son énergie dans Comme de la Soie.


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Quelques pistes à explorer, ou pas...

Ce roman de Jean-Louis Nogaro n'est aujourd'hui édité nulle part, il attend son heure. Il n'est même pas disponible sur le Net, c'est vous dire... À quoi vous me répondrez (et vous aurez bien raison) qu'il ne sert à rien de présenter un auteur si on ne peut pas le lire...
Mais il y a toujours une solution... Si vous souhaitez lire "Comme de la Soie" et vous faire votre propre avis, découvrir... adressez-vous directement à son auteur par mail, il se fera à n'en pas douter un plaisir de répondre à votre demande.


Vous l'aurez compris, le commentaire ci-dessus n'a plus lieu d'être. Je le conserve uniquement pour rappeler qu'avec un peu de persévérence et du talent il arrive que le ciel de l'édition s'éclaire.

Le roman de Jean-Louis Nogaro est aujourd'hui disponible aux éditions Cholé des Lys ou dans les librairies en ligne habituelles.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.



Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

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Par Geof, le 16 Novembre 2006
Voilà, je l'ai lu et terminé en trois jours, ce qui est déjà un gage de qualité d'écriture.
J'ai trouvé le roman proche de ceux de Daeninckx : court, direct, ancré dans une région, une intrigue assez simple et pas de surenchère.
L'auteur ne s'est pas senti obligé d'en rajouter au niveau intrigue autant sur sa complexité que le nombre d'enquête qui peuvent vite gonfler quand c'est mal fait, et au niveaux des personnages, ni trop ni pas assez.
Le bémol (si c'en est un), c'est le livre étant assez court, à peine s'attache-t-on aux personnages qu'arrive le dénouement.
Le tout donne quelque chose de réussi, de simple et d'agréable.

Par Sophie, le 8 Décembre 2005
Comme de la Soie est un bon roman, agréable à lire, fluide et intéressant.
L'alternance de chapitres courts avant un changement de point de vue et de lieu à chaque fois rend la lecture facile, et (...) j'ai apprécié les passages écrits à la première personne pour le petit élan qu'ils redonnent à chaque fois.
On prend facilement en sympathie ce prof de lettres amoureux des 4L qui embarque son copain Roger l'amoureux de mécanique dans une cavalcade après quelques truands bien campés.
Un petit bémol pour la fin, que j'ai trouvée trop rapide, je crois qu'elle aurait mérité un peu plus de développement.
Néanmoins le pied de nez final est tout à fait sympathique.
Du point de vue de l'écriture, j'ai ressenti parfois quelques cassures dans le rythme, entre des passages où l'auteur laisse pleinement aller son humour naturel avec jeux de mots et phrases bien trouvées, et d'autres passages plus sérieux et moins fluides.
Pas loin du quatre étoiles pour moi, mais comme le chef ne veut pas mettre de demi-étoile, je dirais donc trois étoiles.
Il manque juste ce chouia, qui sera j'en suis sure pour un prochain roman. Moi aussi je retrouverai volontiers le prof de lettres dans de prochaines aventures...

Par Zorro, le 13 Novembre 2005
Victor Ougine, star montante de la politique régionale est assassiné d'une balle dans la tempe. Son ami, Renaud Assaire, un prof désinvolte aux allures soixante-huitardes et à la R4 valeureuse va s'adjoindre les services de son pote Roger Planquin, garagiste de son état, fana de mécanique et grand dévoreur de revues techniques, pour mener l'enquête.
L'histoire que nous raconte Jean-Louis Nogaro se déroule sur 5 journées, entre le 21 et le 25 décembre 2002. Là vient la première qualité de l'histoire ; un récit mené à un rythme d'enfer. Les séquences sont courtes, les plans rapides, il est difficile de lâcher le bouquin tant les événements se précipitent.
On s'attache aux personnages, bons comme méchants. Et, surtout, on s'attache à cette ville que l'auteur décrit avec une haine-amour touchante.
Seule la présence de phrases complexes, à la construction parfois alambiquée, freine le lecteur dans cet élan qui le mènera jusqu'au rebondissement final.
Quelques expressions très réussies émaillent le roman.
"Saint-Etienne est une ville qui a l'art de s'accommoder à votre humeur. Surtout si vous êtes d'humeur maussade."
"La rue Alain Fournier possédait la particularité, comme la vie de l'homme qui lui avait donné son nom, d'être très courte."
"Faux comme un âne qui recule."

Trois étoiles, mais, la quatrième n'est pas loin (si l'auteur consent à simplifier son écriture).

Par Mac, le 7 Octobre 2005
Jean-Louis Nogaro vous offre généreusement la lecture de son livre : un cadeau qui ne se refuse pas !!!
Une intrigue intéressante servie par une construction originale. Le découpage en séquences accroît le rythme, renforce l'envie de découvrir la suite car l'auteur vous laisse en suspens dans un train bloqué par la neige, en planque dans un sous-sol... Ce livre mériterait largement de connaitre le format papier !!!
Merci encore pour ce très bon moment de lecture.


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