Paul Colize Edition originale note Paul COLIZE

Quatre Valets et une Dame


Edition originale : Seff Editions - Juin 2005
Rééditions :
Dernière édition poche :
Autres éditions :


Genre :
Roman d'enquête

Thème abordé :
Vengeance

Personnages :
Détective amateur

Lieu :

Époque :
Années 2000

Style :
Original
Humoristique

Poids du roman :
250 à 400 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

De l'avis de son ex-femme, Suissesse à Quartz réglée à l'Horloge atomique actuellement encanaillée à un toucheur-rectalien, il vend du vent ; pour son fils, c'est papa-ce-héros ; ses innombrables conquêtes féminines le considèrent comme "place to be, people to know", dans tous les sens du terme ; ses associés le vénèrent et ses clients l'exaspèrent.
Antoine Lagarde, c'est l'homme de la situation. De SA situation : financière, professionnelle, sexuelle et paternelle. Point à la ligne.
Mais Antoine, c'est aussi une visite régulière chez papa Lagarde, hypocondriaque professionnel et ingénieur retraité.
Jusqu'ici, tout va.
Sauf que papa Lagarde a été assassiné et qu'une mystérieuse carte à jouer, un valet de pique, contenant une annotation sibylline met Antoine sur une piste qui mène en enfer, valet après valet.


Les dix premières lignes :

Le corps gisait dans une mare de sang.
La phrase toute faite.
Le genre de cliché qui m'a toujours énervé. Les journalistes manquent d'inspiration.
Parfois il y a une variante.
Le cadavre était allongé dans une mare de sang.
La nuance est subtile.
Dans la version Un, on peut encore espérer ressusciter la victime. Dans la Deux, c'en est terminé.
Définitivement.
Mais le dénominateur commun, immuable et récurrent, c'est la mare de sang.
Comme si le corps humain contenait vingt ou trente litres d'hémoglobine (...).


Un avis personnel :

par Patrick Galmel, le 31 mai 2005

Antoine Lagarde, comme tous les quinze jours, rend visite à son père, ingénieur des Ponts et Chaussées à la retraite, veuf, qui vit seul dans son petit appartement. C'est là qu'il découvre son cadavre, gisant dans une mare de sang.
Selon les premières constatations de la police, Pierre Lagarde a été poignardé de plusieurs coups de couteau mais, étonnamment, rien n'a été dérangé, rien n'a été volé ; au contraire Antoine retrouve un vieil étui à cigarettes qu'il savait avoir disparu depuis de nombreuses années et, plus troublant, à l'intérieur, une carte à jouer : un valet de pique, marqué au dos d'un étrange message : A, BON, AMI...
L'enquête belge piétine et Antoine regagne sa vie parisienne avec sa découverte qui n'intéresse personne. C'est un homme d'importance, à la tête d'un cabinet de consultants en organisation de l'entreprise, divorcé d'une suissesse un peu braque et père de Jérôme, son rayon de soleil qui va sur ses neuf ans et qu'il ne voit plus qu'un week-end sur deux. Mais si les semaines et les mois passent, comme les maîtresses, Antoine garde dans un coin de son cerveau laissé vacant par sa libido cette histoire de valet.
Il a bien tenté quelques approches auprès d'un ami joueur et collectionneur de cartes, ainsi qu'à partir du "message", mais n'a rien appris de concluant jusqu'au jour où il tombe sur un fait divers : dans l'est de la France, un certain A. Bonami, libraire, vient d'être abattu sans raison apparente. Antoine, à l'occasion d'une visite à son fils à Bruxelles décide de faire un crochet. Ce ne sera pas le dernier...

Dès le premier chapitre de ce roman, Paul Colize prend son lecteur à la gorge dans un style acéré et vif qui s'attache à rendre particulièrement vivant chacun des personnage rencontrés. On ne les connaît encore qu'à travers quelques lignes que déjà on s'attache à eux. Les descriptions sont précises, piquantes, l'humour ravageur et les mots bien en place...
L'intrigue prend son temps, pour notre plus grand plaisir, à travers un défilé de tranches de vie, de personnalités de passage croquées d'un ton acerbe par le narrateur ; les petits travers de chacun y sont laminés : Paul Colize ne mâche pas ses mots.
Car Antoine Lagarde n'est pas tout à fait un personnage sympathique. Il pose un regard désabusé, désenchanté, sur le monde, sur les femmes, sur son métier, sur sa famille. Dressé sous sa carapace d'homme affairé, son humour noir et cynique le sauve :
"Peu après mes premiers embrasements, j'ai divisé la gent féminine en deux catégories distinctes : les baisables et les pas baisables, mes critères de sélection étant arbitrairement limités aux mensurations, à l'allure générale et aux effets vestimentaires.
À l'approche de l'âge adulte, j'ai étendu ce référentiel en y adjoignant un seuil minimal de capacités intellectuelles et la perméabilité au sens de l'humour.
Ce plus grand discernement, bien que tempérant mes propensions machistes, a eu pour conséquence de réduire sensiblement ma sphère de prospection."
Et puis cette histoire de valet le rattrape...

Après nous avoir fait sourire, Paul Colize nous captive, s'amuse à nous perdre aussi, dans une enquête à reculons où les indices s'imposent à son héros sans qu'il les cherche. Le temps s'étire, on est loin d'une course poursuite échevelée, mais l'intérêt grandit et le brouillard s'épaissit. L'auteur manipule son narrateur sans le ménager, l'estourbit sans qu'il comprenne bien ni pourquoi ni comment. Mais la logique est là, implacable, et le vin sera bu, jusqu'à la lie... jusqu'à l'émotion...
Un roman tout en finesse, au décalage subtil, où le talent de Paul Colize explose au grand jour en mêlant divers registres où son humour grinçant, mais toujours drôle, est omniprésent.
Un style... Un ton... Antoine Lagarde ne vous laissera pas indifférent avec cette promenade pleine d'inattendus. Un vrai régal !..


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Vous avez aimé... Vous aimerez peut-être :

Quelques pistes à explorer, ou pas...

Paul Colize n'en est pas à son coup d'essai, même s'il marque ici incontestablement des points. N'hésitez pas à retrouver sa plume finement taillée dans Clairs Obscurs, ou à découvrir ses autres romans, présents sur le site unepassion.be.

C'est là, et seulement là, que vous aurez la possibilité de pouvoir satisfaire vraiment votre attente.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.



Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

Par R-Vosse, le 11 Février 2006
Ce que j'apprécie avant tout en lisant un livre, c'est d'être partagé entre le désir de savoir la fin et le plaisir de savourer de nombreux rebondissements.
C'est aussi des personnages, des lieux, des événements décrits de telle façon "qu'on y est". Des expressions "vraies", de l'humour, le petit détail qui change tout. Les ingrédients d'un bon roman sont connus, même s'ils peuvent varier d'un lecteur à l'autre. C'est tout l'art de l'auteur de savoir les utiliser.
Défi magistralement relevé ici. J'avais beaucoup aimé Le Seizième Passager. Mêmes causes, mêmes effets : j'ai pris un grand plaisir à lire Quatre Valets et une Dame.

Par Mac, le 25 Janvier 2006
(...) je l'ai lu quasiment d'une traite.
Antoine et ses certitudes, sa vision du monde, son cynisme à toute épreuve et sa vie qui bascule, les doutes qui l'assaillent, remise en cause totale de ce qu'il est, de ses sentiments avec une seule constance : l'amour pour son fils.
Une écriture efficace, sans fioritures, un humour décapant...
Merci Monsieur Colize pour ce regard de lapin albinos égaré, pour la crampe monstrueuse qui a saisi ma main droite et pour les cinq étoiles qui ont tourné au dessus de ma tête à la fin de ma lecture.

Par Louis, le 28 Décembre 2005
Comme d'autres, j'avais été séduit par le ton des nouvelles données à lire sur le site et donc... j'étais curieux. Et puisque je disposais de quelques jours d'immobilisation !
Un suspense bien exploité, pas de temps mort, une pincée d'érotisme soft, une chute qu'on attend pas car celui auquel on pensait n'est pas et celui auquel on pensait... Et merde, non, c'est pas possible !
C'est indéniable, Paul Colize avait, avec ses cartes en main, tous les atouts dans son jeu pour faire de Quatre Valets et une Dame un polar de référence. Mais, plus que l'intrigue, c'est le style corrosif qui fait de ce bouquin un bouquin que l'on doit lire. Et aussi parce qu'on sait au moins une chose, comme disait Jeannot Gabin (l'acteur), c'est qu'on ne sait jamais !
Le lecteur enthousiaste que je suis donne 5 étoiles !

Par Sophie, le 24 Décembre 2005
C'est avec un brin d'appréhension, et beaucoup de curiosité et de plaisir, que j'ai attaqué ces Quatre Valets et une Dame. L'appréhension parce que j'en avais lu des critiques plus qu'élogieuses. Le plaisir, pour les mêmes raisons.
Mais... et si je n'allais pas trouver ça aussi génial que je m'y attends ?
Au début, j'ai été happée, par le style. Ce style que je connais pour l'avoir approché dans des nouvelles. L'humour, la cadence, le cynisme. Voilà des ingrédients savoureux. Et puis j'ai eu un temps de flottement. A environ un tiers du récit. L'auteur allait-il réussir à maintenir cette cadence infernale sur 400 pages ? Ce style cinglant, fait de mots acérés comme des flèches qui toujours trouvent leur cible, n'allait-il pas s'essouffler ? devenir surfait ?
Et puis... j'ai arrêté de me poser des questions. Parce que rien ne s'essouffle. Tout est parfait, impeccable, travaillé dans les moindres détails, adjectifs, pronoms, retours à la ligne.
Et puis l'intrigue. J'ai trouvé fabuleuse cette évolution d'un personnage cynique et carapacé au dernier degré vers un homme effrayé, touché, amoureux, puis brisé.
Ca sonne terriblement juste. Antoine Lagarde est un personnage fictif tellement réel, avec juste la touche savoureuse d'exagération littéraire, ces petits riens que les héros de romans se permettent alors que les vrais gens n'osent jamais : les phrases assassines, les dialogues au taquet hautement psychologues, les fonçages dans le tas...
J'ai aimé sa tendresse pour son fils, ses renaclements d'homme trompé, ses parties de jambes en l'air, ses réflexions sur la vie et le silence (de mémoire : "Rester silencieux trois secondes de plus que le reste de l'humanité"...), ses refus de jouer au détective et puis ses recherches maugréantes...
Bref. J'ai adoré ces Quatre Valets et une Dame.

Par Laurence, le 10 Décembre 2005
Je viens de touner les dernières pages.
J'ai commencé la lecture de Quatre Valets et une Dame avant hier soir, et je me suis laissée emporter avec délice par les mots de notre Zorges. Bien sûr il y a l'histoire en elle même : torturée, captivante, lancinante...
Mais il y a surtout le personnage d'Antoine. Sous ses airs de Dom Juan, c'est un homme attachant, plein d'amour à revendre. Un enfant perdu qui ne sait pas dire "je t'aime", plein de failles, de félures et de doutes. Et c'est peut-être ça qui fait qu'on se laisse emporter si facilement. Ce n'est pas un héros, mais un être humain qui ne se cache pas derrière de faux semblants. Alors du coup, on s'inquiète pour lui, et l'empathie fonctionne à merveille.
Un vrai délice.

Par Le Cafuron, le 28 Septembre 2005
Je viens également de terminer Quatre Valets et une Dame. Au début, on lit une histoire de notre Zorro : certes, il y a du crime, mais il y a beaucoup d'humour. On passe un bon moment en se disant : sacré Zorro, qu'est-ce qu'il écrit bien, qu'est-ce qu'il est rigolo. Puis, au fil des pages, et c'est là l'un des talents de l'écrivain, on oublie le sympathique forumeur, et l'on découvre Paul Colise : une intigue menée de main de maître, un style limpide, l'humour (et c'est là un deuxième tour de force) passe au second plan tout en restant omniprésent. Il est là, au service de l'histoire, et non l'inverse. Un grand moment de bohneur, merci Monsieur Colise, bravo Maëstro.

Par Geof, le 27 Septembre 2005
Ça y est ! Je l'ai fini hier soir ! Et j'ai beaucoup  aimé !
L'intrigue, tout d'abord, qui part d'un obscur quartier populaire Belge pour finir en enquête internationale, devient de plus en plus passionnante au fil des pages.
Tout comme le "héros", ou personnage principal, ou narrateur, qui passe d'un homme d'affaire plutôt blasé et cynique à quelqu'un de plus attachant et de plus humain...
L'enchainement en chapitres courts rend la lecture facile, surtout qu'un élément nouveau apparait dans chaque chapitre !
Bref un très bon roman !

Par Savvy!, le 15 Juin 2005
Je voudrais dire mais sans dévoiler...
Le titre annonçait, je n'ai pas vu venir. J'étais captivée par l'approche faut croire.
Un après-midi en compagnie de Quatre Valets et une Dame, un pur plaisir. Récit intelligent et jouissif.
L'Antoine de Paul Colize et ses orgasmes olfactifs ferait rougir d'envie Grenouille lui-même.
Humour Belge, Français ou Européen? Je n'ai pas toujours tout saisi mais peu sans faut. Le ton parfois mordant et la réplique acerbe et l'histoire parsemée de clins d'œil désopilants. Humour parfois gros, parfois subtil... enfin bref j'ai adoré.
Je n'en dis pas plus, j'en dirais trop. Faut découvrir!
Dernière petite chose : je sacrerais Paul Colize Grand Maître du retournement de situation.

Par André Toutou, le 12 Juin 2005
Quand Paul m'a proposé de lire son dernier roman, j'ai rapidement accepté, d'une part, flatté qu'il requiert mon avis, d'autre part, avouons le, par politesse... Et à peine avais-je accepté, je m'en suis voulu, connaissant ma paresse, moi qui lis deux bouquins grand maximum par mois, moi, capable d'abandonner au bout de 10 pages. Certes j'avais entr'aperçu le talent de Paul Colize au travers des nouvelles qu'il avait postées sur le site, mais de la nouvelle au roman, il y a tout un monde, un peu comme celui qui sépare, dans les relations de couple, l'ami de l'amant.
Eh bien, j'avais grandement tort de m'inquiéter. Car le diable possède une sacrée maîtrise de l'art de la narration... À peine avais-je lu une page que je savais déjà que j'irai jusqu'au bout. Je suis rentré dans son bouquin comme on chausse une vieille paire de Reebock avec lesquelles on a pas mal crapahuté sur des sentiers riches en émotions.
> De l'intrigue et du style, je ne dirai rien. D'autres les ont évoqués avec bonheur. D'ailleurs, à la lecture de leurs critiques (disséminées sur le Forum et qu'il faudrait penser à rassembler), je me suis surpris à dire  "C'est vrai, il y avait ça aussi... Ah oui ! Ce passage là était drôle"... Mais voyez-vous : cela s'enchaînait tellement bien, j'étais tellement pressé de connaitre le fin mot de l'histoire !

(sans note) Par Vivianne, le 10 Juin 2005
Paul Colize est un homme pressé. Les évènements s'enchaînent vite, très vite. Je me suis donc "scindée" pour suivre Antoine Lagarde. D'un côté, j'ai lu l'intrigue et de l'autre les mots qui composaient le polar.
J'ai donc entamé mon voyage - page 15, nous avions déjà un point commun : l'enterrement de sa mère : le drink du souvenir "je les ai boycotés à long terme ceux-là, et ceux que j'ai vu rire".
J'ai croisé Jean-Claude Van Damme, Dutroux, Raymond Goethals, Gérard Depardieu et Séraphin Lampion (tiens donc !).
J'ai surtout remarqué que tout au long de son roman, Paul Colize attache énormément d'importance au cinquième sens - l'odorat. Des stations de métro parisien à la "blondasse qui fleure la Camel light" - l'erzatz de Dior en passant par "Le Parfum" de Süskind... Antoine Lagarde "crée des parfums qui n'existent que pour être respirés dans les sinuosités de mon cortex".
Monsieur Colize écrit bien et avec humour : "les assureurs sont jésuites, ubiquitaires et thermocollants".
Paul Colize a produit sur moi le même impact que Sagan avec "Bonjour Tristesse" ou Belmondo dans "À Bout de Souffle". J'ai découvert un écrivain "différent" qui a un style bien vivant. J'ai partagé d'emblée l'aventure de Paul Lagarde.
Son fils, son ex, sa famille, ses amis, ses conquêtes (Antoine Lagarde aime "la femme", ses jambes, ses odeurs, sa façon de bouger...) ; j'ai tout imaginé avec les "yeux" d'Antoine.
Et l'intrigue... : un puzzle à reconstruire, des vies à fouiller, l'honneur d'une Dame... J'ai vraiment aimé Quatre Valets et une Dame. Excellent, magnifique, extraordinaire... ne sont pas les adjectifs que j'utilise. Je dis simplement : Monsieur Colize, c'est un écrivain : oui, je connais,  prenez son livre... il est TRES bien !

Par Aramis, le 24 Mai 2005
Première oeuvre de Paul Colize que je lis. D'abord : encore ! encore ! encore et encore ! j'en re-veux !
Un humour qui poind à chaque page, quelquefois en notes discrètes, quelquefois en symphonie complète et désopilante ; une écriture à la fois riche et simple, qui se laisse lire d'une seule traite, excessivement addictive (en ai oublié mon propre boulot d'écriture pour finir ce livre) et précise (j'aime les descrïptions et les petits détails qui font vrai) ; une intrigue solide et bien campée, en bref du bon matos pour un bon bouquin.
Quelques réactions prises au vif sur notre lectrice attitrée, la commissaire Aramis, à différents endroits du livre :
"nomdidju de nomdidju, qu'est-ce qu'il nous veut çui-là avec ses cartes à jouer ? ...ah tiens, ouais, c'est vrai ça... maintenant qu'il le dit... Ah non ! pas Jérôme ! ...hé hé hé mais c'est qu'il s'emmerde pas le bougre... chuis à quarante pages de la fin et j'ai compris, je sais ce qu'il se passe... je vais lire quand même... ah ouais, c'est ça... ah merde.. hein ???? quoi ???? attend, là, je relis... nan, je re-re-lis, c'est pas possible !!!! gloups
Ah ben... il a tout d'une grande, ce Colize..."


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