traduction (américain) : Jean Esch
Edition originale :
Seuil Policiers - Avril 1996
Rééditions :
Dernière édition poche : Seuil / Points Policier - Juin 1997
Autres éditions :
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L'inspecteur Harry Bosch se dit certain que Norman Church, l'homme qu'il a tué un soir dans une chambre de Los Angeles, était bien le Dollmaker, autrement dit "le faiseur de poupées", meurtrier en série qui assassinait des jeunes prostituées, et les maquillait outrageusement avant d'abandonner leurs cadavres dans des lieux publics. La veuve de Church, pourtant, a décidé de poursuivre le policier en civil : rien, à ses yeux, ne justifiait un tel recours à la force.
Bosch se tait, et se sent, en sécurité. Malgré ses méthodes toujours peu orthodoxes, ses supérieurs hiérarchiques ne lui ont pas retiré leur confiance. L'avocate de la partie civile, la très brillante Honey "Money" Chandler, n'obtiendra tout au plus, en cas de succès, qu'une réparation symbolique.
Jusqu'à ce que Bosch en vienne peu à peu, avant que quiconque ne l'accuse, à douter de l'identité du principal - et unique - suspect, aujourd'hui défunt...
Norman Church était-il vraiment le "Dollmaker" ? Au cours du procès, le cadavre d'une nouvelle jeune femme est découvert sous la dalle en béton d'un immeuble. Et tout indique que ce meurtre ne peut être attribué qu'au Dollmaker.
Inquiet, Harry Bosch rouvre le dossier du mort et reprend l'enquête à son point de départ.
Où, et quand, a-t-il fait fausse route ? Et que peut-il faire pour arrêter l'assassin avant que celui-ci ne mette à exécution ses menaces de mort ?
La maison de Silverlake était plongée dans l'obscurité, ses fenêtres aussi éteintes que les yeux d'un mort. C'était une vieille construction "California Craftsman", avec une véranda vitrée et deux lucarnes encastrées dans la longue descente du toit. Mais aucune lumière ne brillait derrière les vitres, pas même au-dessus de la porte d'entrée. En revanche, la bâtisse projetait autour d'elle une obscurité inquiétante que même la lueur du lampadaire dans la rue ne parvenait pas à percer. Un homme pouvait fort bien se trouver dans la véranda sans qu'il soit possible de le voir, et ça, Bosch le savait.
- Vous êtes sûre que c'est ici ? demanda-t-il.
- C'est pas cette maison, répondit-elle. C'est derrière (...).
par Patrick Galmel, le 24 janvier 2005
Prix Calibre 38 en 1996.
L'inspecteur Harry en plein doute... Le dur, le vrai, le tatoué, qui va devoir affronter une terrible avocate dans un procès qui nous laisse entrevoir le fonctionnement de la justice américaine. Se serait-il trompé en abattant celui qu'il pensait être coupable ? C'est justement ce doute qui le poussera à reprendre cette enquête, le doute et cette avocate arriviste autant que teigneuse, qui le harcèle et le pousse dans ses retranchements ; Bosch va encore devoir affronter son passé.
Michael Connelly signe là un de ses meilleurs romans où son personnage récurrent, l'inspecteur solitaire Harry Bosch, prend une épaisseur toute particulière. Une intrigue à rebondissements multiples comme il sait si bien les construire, et une critique sévère du système judiciaire des États-Unis (allusions aux procès de Rodney King et OJ Simpson) qui tend à privilégier l'épanouissement des ténors du barreau plutôt que le rendu de verdicts fiables et impartiaux.
À lire sans hésiter !
Quelques pistes à explorer, ou pas...
À mon avis, vous pouvez lire tout Connelly, il vous divertira toujours, vous accrochera souvent, vous étonnera aussi par la qualité de ses intrigues. Une chose tout de même si vous décidez de suivre Harry Bosch dans ses enquêtes : respectez la chronologie des romans, vous en ressortirez encore plus attachés au personnage.
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.
Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...
Par Sophie, le 24 Janvier 2006
Premier Connelly que je lis, et je crois que je n'y remettrai pas le nez d'ici un moment...
Que c'est long ! mais que c'est long...
L'idée de départ est sympathique, cette histoire de flic qui s'est trompé et aurait peut-être descendu un innocent à la place d'un serial killer.
Mais ça se traîne. Ca n'en finit plus.
Le suspense s'évente dès l'instant où l'on a compris (c'est-à-dire à la moitié du bouquin) qu'il y a deux tueurs, et où on devine que le deuxième est forcément un proche de l'inspecteur Harry Bosch.
Les ficelles classiques consistant à pointer du doigt un premier suspect, puis un deuxième, en sachant très bien vu la longueur qui reste à lire que ça ne peut pas être lui à chaque fois.
Et finalement il n'en reste plus qu'un, évidemment un très sympathique, au-dessus de tout soupçon, sorti du chapeau à la dernière minute.
Une scène d'aveux finale assez lamentable, et une fin en queue de poisson.
Non, vraiment, ça a beau être écrit proprement, bien documenté, et le personnage principal a beau être fort sympathique et bien décrit, ça reste sans grand intérêt...
Par André Toutou, le 3 Novembre 2005
Dans La Blonde en Béton, Michael Connelly au meilleur de sa forme attaque de front deux exercices classiques du monde du polar : les débats d'un procès et la traque d'un Serial Killer. On pouvait redouter que l'auteur se casse les dents sur un tel morceau mais c'est compter sans le talent de ce diable d'homme. L'affaire est menée tambour battant et le lecteur vit intensément les tracas et les joies d'un Harry Bosch particulièrement affûté. Du travail de pro.
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