Edition originale :
Editions du Barbu - Novembre 2008
Rééditions :
AK éditions / Polar Grimoire - Avril 2007
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Dernière édition poche :
Autres éditions :
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1944. En Bretagne, la "bataille des ports" est engagée. Le VIIIème Corps d'armée américain marche sur Brest, détruite par quatre années de bombardements. Tout le pays de Léon est sillonné par les GI. Sur les routes défoncées, les accidents se multiplient...
Une nuit, une jeep US percute la charrette d'un paysan. Drôle de paysan... Voulant secourir leur victime, les soldats découvrent un être squelettique portant chapeau, agrippé à sa faux...
Confiée à la hiérarchie militaire, la "dépouille" est mise à l'isolement, sous bonne garde. Deux cameramen sont bientôt détachés à son chevet...
2007. Eric Jaillet, journaliste lyonnais, essaye de retrouver d'étranges images : celles de l'Ankou — "l'ouvrier de la mort" — filmées par les américains !
L'enquête commence en Bretagne et se poursuit aux États-Unis. Mais la traversée de l'Atlantique n'est rien à côté de celle qui attend Jaillet...
Du personnage le plus emblématique du légendaire breton aux Sorcières de Salem américaines, c'est à un grand télescopage des mythes que nous invite ce malicieux polar féerique.
Il était des rencontres qui changeaient votre vie. Elles ne se présentaient pas forcément de la plus spectaculaire des façons, ne se produisaient pas en des lieux chargés d’histoire, susceptibles d’attirer de pleins cars de touristes.
Je rencontrai Maryvonne dans un « bouchon » lyonnais, au cœur du quartier de Vaise. Elle y avait ses habitudes parmi lesquelles le lever de coude tenait une place prépondérante. La seule fois où je l’entendis se justifier, elle dit :
— Acclimatée. J’me suis acclimatée.
Il y avait des personnes qui ne faisaient pas leur âge. D’autres que l’on disait sans âge. Maryvonne appartenait à cette seconde catégorie. Elle portait très bien son absence d’âge. Et j’ignorais quels souvenirs féroces elle apprivoisait au bord du zinc, le pourquoi de ces manœuvres qu’elle réitérait chaque soir (...)
par Emeric Cloche, le 15 mai 2007
Frédérick Houdaer joue avec les mythes et légendes en prenant comme personnage référent l’Ankou "l’ouvrier de la mort" cher à l’imaginaire breton. L’intrigue navigue entre la libération de Brest en 1944 et ses GI et les recherches d’Eric Jaillet, journaliste, qui nous entraîne, à la recherche d’un mystérieux film et des gens qui y ont participé, vers les sorcières de Salem et Roswell. L’enquête nous fait voyager, de Lyon vers des lieux particulièrement dépaysants tel que Alamogordo, le Nouveaux Mexique et ses White Sands, Los Alamos, le UFO Museum via Brest. Petit à petit on découvre une abracadabrante vérité.
L’histoire et l’écriture de Frédérick Houdaer sont faites de clins d’œil : le lien entre le nucléaire et l’Ankou, déjà en partie exploré dans les vingt-septièmes aventures de Spirou et Fantasio (L’Ankou de Fournier) ou encore le choix des noms des personnages (Brautigan, Fante ou encore Bishop et Thornton).
Il y a une étrange ambiance dans ce roman, le style y est pour quelque chose. Comme au début où les effets de répétition semblent malhabiles et déroutent. Puis une semaine après la lecture, on y repense et on se surprend, par exemple, à "sentir" tout l’univers d’une maison de retraite croisé au fil des pages et puis ça faisait depuis Jules Verne qu’on avait pas voyagé en montgolfière.
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Terminus Brocéliande de Renaud Marhic dans la collection Polars&Grimoires chez les Éditions du Barbu.
Il ne faut sous aucun prétexte passer à côté du recueil de poésie de Frédérick Houdaer, Angiomes, aux éditions La Passe du Vent.
Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...
Par Replay, le 4 Juin 2007
Jolie présentation pour ce livre. Il est agréable à tenir en main, la couverture évoque les anciennes éditions Jeunesse ou le couvercle d'un coffret à trésors en métal repoussé.
L'intrigue, romanesquement et mythologiquement vraisemblable, tient la route. Bonne idée que d'associer l'inoxydable vieil Ankou aux rosswelleries modernes.
Par contre, à mon avis, l'écriture aurait gagné à être travaillée davantage, ou/et corrigée plus rigoureusement. Les dialogues ne sonnent pas très juste, alternance improbable de style parlé et de tournures sophistiquées. Il y a beaucoup de fautes de français, de sens, trop de pléonasmes, de clichés : accroc au lieu d'accro (on a un accroc à sa robe, mais on est accro à l'héroïne), en buée au lieu d'embuée, éclair des flashs éphémères (c'est rarement non éphémère, un flash!), je m'enquerrai pour je m'enquis, trop de petites choses comme ça tout au long du roman.
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