Donald Goines Edition poche Edition originale note Donald GOINES

Ne Mourez Jamais Seul

traduction (américain) : Lili Sztajn

Edition originale : Gallimard / La Noire - Mars 1993
Rééditions :
Dernière édition poche : Folio Policier - Novembre 1998
Autres éditions :


Genre :
Roman noir
Polar militant / engagé
Polar urbain

Thème abordé :
Trafic
Vengeance

Personnages :
Gangster / truand

Lieu :

Époque :
Années 1970

Style :
Populaire

Poids du roman :
Moins de 250 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

L'un est bon, l'autre est méchant. L'un est blanc, l'autre est noir. Mais ce n'est pas une histoire manichéenne.
Le passé du méchant le poursuit jusqu'à ce trottoir de New York où il agonise seul. Jusqu'au moment où le bon lui vient en aide. Parce qu'il n'est pas mort comme un chien dans un caniveau, le méchant récompense le bon et en fait son légataire universel : argent, voiture, et aussi l'histoire de sa vie et de ses crimes, minutieusement consignée dans un petit carnet.
Et pendant que le bon, fasciné, lit la vie du méchant, les assassins meurent jusqu'au dernier…


Les dix premières lignes :

Paul Pawlowski jeta un coup d'œil à son studio minable et sourit. Eh bien, mon vieux, songea-t-il avec un humour froid et amer, tu as connu des jours meilleurs. Non que ce soit tellement dur d'être coincé dans ce quartier nord-ouest de New York — juste un foutu cauchemar.
Le studio n'avait pas l'eau chaude et un petit lit à une place occupait la plus grande partie de la pièce. Une vieille coiffeuse déglinguée s'appuyait sur trois pattes contre un des murs, le quatrième pied étant constitué par un annuaire du téléphone qu'on avait glissé là quelques siècles plus tôt. Les pages de l'annuaire avaient jauni avec le temps mais au moins, la coiffeuse était calée (...)


Un avis personnel :

par Geoffroy, le 04 juin 2007

Paul, un écrivain juif d'origine polonaise, assiste à un règlement de compte sanglant en rentrant chez lui. Il se porte au secours de l'homme agressé qui le supplie de ne pas le laisser mourir seul dans la rue. Compatissant, Paul l'emmènera à l'hôpital. Sur son lit de mort, King David, dit "Cobra" lui lèguera tous ses biens : sa voiture et son journal.
Le récit de ce journal dévoilera au grand jour la véritable face de King Cobra, un petit dealer sans envergure rempli de ressentiment et de haine.
En parallèle, on suit l'expédition punitive contre King Cobra, lancée par Moon, le caïd local, qui n'hésitera pas à sacrifier ses hommes pour arriver à ses fins.

En moins de deux cents pages, Donald Goines expose, avec une efficacité indéniable, sa vision des ghettos noirs des années soixante-dix : une jungle urbaine dans ce qu'elle a de plus noir, de plus violent et de plus sanglant, régie par la loi du plus fort. Aucun personnages — ni les truands, ni les junkies — ne trouvent grâce sous la plume de l'auteur, ne décrivant que des perdants qui s'enfoncent petit à petit dans un monde sans aucune porte de sortie, à l'exception de Paul, l'écrivain, qui fait figure d'agneau parmi les loups.
Peut-être que pour Donald Goines, l'écriture était sa porte de sortie.

Ce roman de Goines fut le premier à arriver en France, mais assez tardivement, puisqu'il fut publié en 1993 par Gallimard, soit presque vingt ans après sa sortie aux États Unis (1974). Heureusement, pour nous, il aurait été dommage de passer à côté de cet auteur.


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Quelques pistes à explorer, ou pas...

DVDVous pouvez essayer le film tiré du bouquin, mais vu le casting et le fait qu'il ne soit pas sorti au cinéma en France, je ne suis pas certain qu'il arrive à la cheville du bouquin.

Coté romans, les autres œuvres de cet auteur.
Donald Goines est présenté comme le lien entre Chester Himes et des auteurs plus contemporain comme Pelecanos au niveau de la description des ghettos, donc faire un petit tour du côté de ces auteurs paraît une bonne idée.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.


L'Accro

Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

(sans note) Par Gemini, le 29 Mai 2008
Alors le voilà le fameux Donald ! Dans son univers y'a personne dans Mickey, ce serait plutôt le singe sur le dos. Enfin, j'me comprends.
Bon, je crois que je n'accroche pas des masses aux histoires de gangsters trafiquants de drogue. Ou peut être que c'est le style de Donald Goines qui ne m'accroche pas. J'ai trouvé un côté artificiel à ses dialogues, avec les prénoms qui reviennent à tout va à chaque début de phrase.
Y'a guère qu'au dernier tiers que je me suis moins ennuyée. Trop de choses téléphonées, Paul le journaliste si humain, les règlements de compte entre truands et finalement il reste plus personne sur le ring, à part le héros qui part en Cadillac, poor lonesome cowboy.
Dans le genre, j'ai préféré le Stark de Bunker, lu récemment. Pure question totalement subjective de goût personnel propre.
J'en tenterai quand même un autre.


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