traduction (américain) : Marcel Duhamel
Edition originale :
Editions Minerve - 1985
Rééditions :
Dernière édition poche : Rivages / Noir - Juin 2007
Autres éditions :
Seuil / Points - Avril 1992
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Edwin Topliss écrit des romans pornos en série. Un jour, il tombe en panne de fantasmes. Ses quinze pages quotidiennes et besogneuses se transforment en règlement de comptes avec lui-même et sa vie minable…
Hommes de cœur, la Patrie est en danger. L’heure est venue de voler à son secours.
Je suis censé écrire un roman porno. Il est une heure et demie, Betsy fait son shopping au supermarché A&P, nous sommes le 21 novembre, en l’an de grâce 1967, nom de Dieu, et j’ai dix jours pour écrire l’opus n°29 ! En mi-bémol. Scherzo, s’il vous plait.
Qu’est-ce que je fabrique, bon sang ! J’ai mis du papier dans la machine, tapé le chiffre un à mi-page dans la marge de gauche, ménagé un quadruple interligne, un alinéa de cinq, et j’étais censé écrire la première phrase de mon livre porno de ce mois. Et qu’est-ce que je fous ? Je suis là en train de taper des inepties, au lieu de faire mon boulot (...)
par MacOliver, le 30 août 2007
Edwin Topliss écrit des pornos. Il sert de nègre à Rod et touche pour cela mille deux cents dollars par mois. Un bouquin par mois. À écrire en dix jours. Un chapitre par jour. Quinze pages par chapitre. Déjà vingt-huit pornos à son actif. Mais à une semaine de livrer le bouquin de novembre, panne d’inspiration. Comment remettre la machine en marche ?
Ma première déception avec Donald Westlake ! Ce roman est un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) ! Pas de cadavre, pas de flics, pas d’enquête, pas de vengeance, pas d’énigme. Comment tenir plus de deux cents pages ? En remplissant les chapitres avec les errements d’un auteur en mal d’inspiration.
Beaucoup d’humour, des passages complètement loufoques où se mêlent tentatives de chapitres normaux et réflexions à voix haute de Topliss, des situations grand-guignolesques remarquablement écrites, mais pas de réelle histoire. Si ce n’est la descente de Topliss vers les affres de la folie.
Étrange bouquin donc, qui m’a fait passer quelques bons moments malgré tout, grâce à la verve de Westlake, mais sans plus. Pour inconditionnels de l’auteur uniquement.
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Désolé, pas d’idée…
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.
Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...
Par Freddie Noon, le 31 Août 2007
MacOliver a écrit pour inconditionnels de l'auteur uniquement. Inconditionnelle de Westlake, il n'y a pas trop de doutes, je le suis. Et puis, j'ai lu ce court ouvrage il y a peu.
J'ai été déroutée. Mais pas seulement, j'ai aussi été très intéressée par ce que Westlake dévoile de technique d'écriture, de folie chez l'auteur, d'immixtion imagination/réalité.
Ce livre dépare dans la production de Westlake, à la fois beaucoup plus sérieux et angoissé que des Dortmunder, mais aussi beaucoup plus loufoque et barré que les Parker. Entre jeu de faux-semblants et vérités, il exprime les hantises de l’écrivain.
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