Franz Bartelt Edition poche Edition originale note Franz BARTELT

Le Jardin du Bossu


Edition originale : Gallimard / Série Noire - Septembre 2004
Rééditions :
Dernière édition poche : Folio Policier - Août 2006
Autres éditions :


Genre :
Polar urbain
Polar loufoque / déjanté

Thème abordé :
Arnaque

Personnages :
Quidam / autre

Lieu :

Époque :
Années 1990

Style :
Littéraire
Populaire

Poids du roman :
Moins de 250 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

« Il était là, le con ! Rond comme un bidon. Entouré d’une flopée d’ivrognes encore plus saouls que lui. Je ne l’avais jamais vu en ville. J’ai demandé au Gus qui c’était. Il n’en savait rien. J’ai recommandé une bière. Le type se vantait. Il ne parlait que de son pognon. Il en avait, puisqu’il payait les tournées en sortant de sa poche des poignées de billets. Il refusait la monnaie. Il s’y croyait. Le con. Ah, le con ! Le Gus m’a dit qu’il était déjà saoul en arrivant. Il avait touché la paie ou quoi ? Il buvait du blanc limé. De temps en temps, il se levait et chantait une connerie. Il y a connerie et connerie. Les siennes, c’était des conneries de l’ancien temps. On n’y comprenait rien. Des histoires de drap du dessous, que c’est celui qui prend tout. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Il retombait sur sa chaise, comme un sac. Il se remettait à parler de son pognon. Il en avait des tas. Stocké dans le tiroir de la salle à manger. Tout en liquide.
— T’as pas peur de te faire attaquer ? a demandé un des gars. »


Les dix premières lignes :

Il était là, le con ! Rond comme un bidon. Entouré d’une flopée d’ivrognes encore plus saouls que lui. Je ne l’avais jamais vu en ville. J’ai demandé au Gus qui c’était. Il n’en savait rien. J’ai recommandé une bière. Le type se vantait. Il ne parlait que de son pognon. Il en avait, puisqu’il payait les tournées en sortant de sa poche des poignées de billets. Il refusait la monnaie. Il s’y croyait. Le con. Ah, le con !
Le Gus m’a dit qu’il était déjà saoul en arrivant (…)


Un avis personnel :

par Jérôme Jukal, le 22 mai 2008

Voila un roman à l’univers original. Au ton original.
Un roman puissant qu’il ne faut pas hésiter à ouvrir. Entrer dedans, c’est se laisser happer par une intrigue aux personnages particulièrement soignés. Un roman au style travaillé, écrit comme le personnage principal pense.
Ne vous croyez pas plus malin que les autres, voila ce que nous dit Franz Bartelt. La vérité est plus compliquée qu’on ne le pense. Si vous vous fiez aux apparences, vous risquez de le regretter.
Le con plein aux as que le narrateur va suivre est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Il va le découvrir, le connaître, mais en fera-t-il totalement le tour ?

Franz Bartelt nous offre avec Le Jardin du Bossu un superbe roman, plus subtil qu’il n’y parait, particulièrement réussi. Il joue avec les mots, les adore, les triture, pour leur redonner une richesse qu’ils ont parfois perdu, dans d’autres livres, sous d’autres plumes. Un livre qui fait sourire, qui fait peur, qui vous balade.
Un livre que l’on prend plaisir à lire pour le style encore une fois mais également pour une intrigue dont je préfère en dire le moins possible de peur de la déflorer.


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Quelques pistes à explorer, ou pas...

Pour compléter cette chronique, on peut lire l’interview parue dans Mauvais genre et reprise sur Bibliosurf, réalisée à l’occasion de la parution du livre.
Pour le monologue intérieur, ce livre peut faire penser au Londres Express de Peter Loughran ou au Crème Anglaise de Robin Cook.
Son style rappelle les grands auteurs français par sa grande maîtrise et sa force. Bartelt est un amoureux de la langue, il est donc indispensable de se plonger dans ses autres romans, polars (Chaos de Famille) ou autres.



Du même auteur :

Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.



Ce qu'on en dit sur le forum de Pol'Art Noir :

Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...

Par Harry, le 12 Janvier 2009
Lu il y a déjà quelque temps, j'en garde un excellent souvenir. Des personnages bien vus, et qui laissent effectivement des surprises apparaitre.
Comme quoi il pas toujours facile d'être le "fils de" pour réussir.

Par Geof, le 8 Janvier 2009
Lorsque un homme vivant selon l'idée de Gauche se retrouve séquestré par un con, que se passe-t'il ?
Comme le dit Jukal dans sa chronique, ce monologue intérieur d'un mec qui a sa logique, rappelle le très bon Londres Express de Peter Loughran. Peu de personnages, une unité de lieu et de temps si l'on omet les flashback.
J'ai beaucoup aimé ce court roman, assez drôle, assez simple, qui réussit à garder quelques surprises pour la fin.


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