Edition originale :
Krakoen - Avril 2006
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Bill, lieutenant de police, fait partie d'une bande de copains motards qui rigole, ripaille, picole et bastonne à l'occasion. Au guidon de sa Harley, il sillonne Lille à tout berzingue à la poursuite d'un gang de méchantes crapules lancé aux trousses du Wagadou. Son enquête piégeuse ira de rebondissements en dérapages. L'amitié, une histoire de pognon sale et d'espionnage, le tout agrémenté d'embardées poétiques et culinaires composent ce cocktail ch'ti aussi savoureux qu'une chope de Mort subite, la bien nommée.
Maintenant, je vivrai comme si j'étais éternel.
Il arrive qu'une idée saugrenue déboule dans une tête. C'était celle de Dumis.
Pour autant, sa vie changerait-elle, un peu, beaucoup ? Vous verrez bien. Dorénavant, cet homme voulait consacrer ses efforts à sentir le temps présent, à exister pour chaque instant. Bizarrerie, direz-vous, comme si exister pouvait se décider...
Avoir la conscience du moment, c'est tout ce qu'il désirait. Comme si ce n'était pas le cas avant. Alors, il profiterait pleinement de la vie. C'était ce qu'il pensait, ce qu'il désirait. Maintenant, je vais vivre (...).
par Jeanne Desaubry, le 1er mai 2006
OPNI, Objet Polar Non Identifié, tel que le présente le directeur éditorial de chez Krakoen, la petite fabrique de polars. Voilà bien en effet l'objet le plus étrange que j'aie tenu entre mes mains cette saison !..
Où l'auteur débarque au milieu de l'intrigue et entame une controverse avec ses victimes, pardon ses personnages qui ne l'entendent pas de cette oreille. Où des pages à la gloire de la bière ont des accents Delermiens, où la littérature pour enfant fait un irruption inattendue. Entre tragédie et livre de recettes, l'intrigue n'est que le prétexte à un délire de potache. Collage génial ou canular, impossible de me décider.
Demetz, rencontré au salon du livre policier de Lens refuse obstinément l'appellation d'écrivain. Raison ou tort ? J'ai envie de dire que si cet homme (dont la truculente bonhomie n'est pas la moindre des qualités) n'est pas écrivain, c'est que personne ne l'est. C'est un artiste, une fine gueule, un amoureux de moto et d'amitiés. Son bouquin vaut par sa richesse et sa folie tous les Xanax du monde. Levons notre verre (Picon bière pour tout le monde, évidemment !) à l'ineffable Wagadou, dont je ne vous dirai rien de plus si ce n'est qu'il mérite d'aller au bout du polar le plus déroutant qui soit.
Wagadou est le premier roman de Jean-Marc Demetz, qui quelque part dans l'intrigue, au moment le plus saugrenu qui soit, en plein suspens, arrête tout pour vous raconter pourquoi il a traîné les estaminets, son carnet sur les genoux, afin de décharger son gros cour généreux de tout ça.
Dumis, bien que personnage principal ne passe pas les dix premières pages avant d'être proprement assassiné. L'autre personnage dont on reparlera tout du long : la moto mythique, toutes les motos et toutes les courses de motos du monde. Que viennent-ils faire là ? Pas grand chose, mais ce n'est pas grave, c'est une question d'ambiance...
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Pour trouver cet OPNI, une seule adresse, celle de Krakoen, la fameuse Petite Fabrique de Polars.
Et puis, pour le fun, on attendra la suite de Wagadou (actuellement en projet).
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.
Vous pouvez, vous aussi, entamer ou poursuivre la discusion...
Par Gemini, le 12 Décembre 2006
J’en avais entendu des choses sur ce Wagadou. Drôle et vif, il s’annonçait.
J’ai commencé par jeter l’éponge au bout de 50 pages. Motos, bière, bouffe et mise en place artificielle des personnages m’ont découragée.
Et puis je n’aime pas abandonner un livre en cours.
J’ai continué, et toujours pas accroché. Trop de descriptions, trop longues et répétitives.
L’histoire ne se met en place que tardivement, précédée à mon sens non pas de désordre créatif mais de digressions et procédés maladroits.
L’auteur qui s’adresse au lecteur, qui intervient dans l’histoire pour discuter avec ses personnages, c’est risqué et j’ai trouvé ça artificiel.
Oui, quand l’auteur intervient dans le courant du roman pour nous expliquer qu’il n’est qu’un amateur et nous raconter pourquoi et comment il écrit, c’est touchant. Mais bonne volonté et ton débonnaire ne suffisent pas.
La deuxième moitié du roman s’emballe un peu avec l’intrigue qui se développe, mais dans un style qui me laisse définitivement en dehors.
L’épilogue annonce une suite, et un conte pour enfant clôture le tout en expliquant l’histoire du Wagadou.
Il paraît que ce livre n’est pas pour les pisse-froids. Me voilà fixée.
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