traduction (italien) : Serge Quadruppani
Edition originale :
Fleuve Noir - Janvier 2009
Rééditions :
Dernière édition poche : Pocket - Février 2010
Autres éditions :
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D’abord une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigàta pour des amis de sa fiancée Livia semble vraiment maudite. La série de catastrophes atteint son paroxysme lorsque le petit garçon du couple disparaît… pour être finalement retrouvé saint et sauf dans un sous-sol dont les locataires mêmes ignoraient l’existence. Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d’une jeune fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d’août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête dont la progression est perturbée par la sœur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana. Un été ardent pour le commissaire préféré des Italiens qui, entre angoisses de l’âge et tourments de la chair, devra, avant tout, garder la tête froide…
Il était en train de dormir d’un sommeil à l’épreuve des coups de canon. À vrai dire : des coups de canon, oui, mais de la sonnerie du téléphone, non.
Un homme qui, au jour d’aujourd’hui, vit dans un pays civilisé comme le nôtre (ah ah), s’il perçoit au milieu de son sommeil des canonnades, les prend certainement pour le tonnerre de l’orage, des coups de feu pour la fête du saint patron ou le déplacement de meubles de la part de ces empaffés qui habitent l’étage au-dessus, et il continue de dormir en beauté (…)
par Caroline, le 09 juin 2009
J’entends parler depuis longtemps de Camilleri et de la richesse de sa plume, la fameuse langue avec laquelle il joue et les difficultés qu’elle peut poser au traducteur. Alors j’ai ouvert son dernier roman avec grand intérêt, et dès la première page il y a eu cette petite chose qui emporte l’adhésion. Bien sûr Camilleri c’est l’Italie, ici elle transpire sous la chaleur et pour se baigner il faut éviter les déchets qui flottent sur les bords de plage. L’Italie mais surtout ce commissaire Montalbano, collègue des Maigret, Carvalho, Adamsberg, loin des habituels flics standards. Un personnage marquant, avec toute son envergure, sa fantaisie et son identité. Et bon sang qu’est ce que j’ai ri ! Voilà une enquête policière basée sur des faits dramatiques, mais tout, autour, vire au burlesque, à l’incroyable. De la maison avec son niveau enterré (arnaque à l’immobilier typiquement italienne — vrai ou faux on s’en fiche) à ce paysan qui insulte à tout va le premier flic qu’il voit, on retient surtout l’humour, décalé et acide comme dans ce dialogue sur la pédophilie :
« — Et il trouve des gens disposés à lui vendre leur fille ?
— Dottore, maintenant, c’est pas le marché libre ? Et le marché libre, c’est pas un signe de démocratie, de liberté et de progrès ? »
Finalement pour moi Montalbano citant Pessoa, avec son petit ventilo, ses bains de mer et sa faiblesse face à l’âge qui passe, sa façon de s’écrire des lettres, ses petits plats dégustés sur sa terrasse le soir ou au restaurant... l’a emporté sur une enquête reléguée au second plan. Son commissariat, ses acolytes et ses femmes, j’y reviendrai à coup sûr.
Quelques pistes à explorer, ou pas...
Je suppose qu’il est recommandé de lire les précédentes enquêtes de Camilleri.
Bibliographie non exhaustive... Seuls sont indiqués ici les ouvrages chroniqués sur le site.
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