Peter May Edition poche Edition originale note Peter MAY

La Quatrième Sacrifice

traduction (anglais) : Ariane Bataille

Edition originale : Editions du Rouergue - Mars 2006
Rééditions :
Dernière édition poche : Actes Sud / Babel Noir - Janvier 2008
Autres éditions :


Genre :
Roman d'enquête

Thème abordé :
Serial Killer
Vengeance

Personnages :
Flic
Scientifique

Lieu :
Chine

Époque :
Années 1990

Style :

Poids du roman :
Plus de 400 pages



Si vous avez manqué le début (quatrième de couverture) :

En l’espace de quelques semaines, quatre corps sont découverts à Pékin. Les trois premières victimes ont été droguées avant d’être décapitées. Sur leur corps, un panneau portant un chiffre et un nom. La quatrième a été exécutée de la même façon, il s’agit d’un diplomate américain, Yuan Tao, revenu en Chine après un long séjour aux État-Unis. Mais pourquoi a-t-il accepté un emploi subalterne à l’ambassade et loué un appartement dans un quartier pauvre de Pékin ? Peut-il y avoir un lien entre les quatre morts ?
Dans ce deuxième volet de la « série chinoise », Margaret Campbell et Li Yan, héros de Meurtres à Pékin, sont à nouveaux obligés de travailler ensemble, perturbés par une irrésistible et destructrice attirance. Pour découvrir la vérité, il leur faudra se plonger dans la période tragique de la Révolution culturelle, et remonter même jusqu’aux soldats de l’armée de terre cuite de l’empereur Qin Shi Huang.


Les dix premières lignes :

Il sait qu’il va mourir. Il en éprouve presque du soulagement. Finies les interminables nuits solitaires. Finis les cauchemars. Il peut enfin se libérer de toute la noirceur qu’il traîne après lui, du fardeau qui l’accable. Savoir sa mort si proche est en même temps effrayant. Mais la drogue a refoulé sa peur (…)


Un avis personnel :

par Freddie Noon, le 20 novembre 2009

Le couple d’enquêteurs de Meurtres à Pékin se retrouve pour résoudre une série de meurtres dont la dernière victime était un Américain d’origine chinoise, membre de l’ambassade.

Margaret n’a pas revu Li Yan depuis la conclusion de l’enquête sur le riz génétiquement modifié. Et, elle s’apprête à quitter la Chine lorsque l’ambassade lui demande d’autopsier un des membres du corps diplomatique retrouvé décapité.
Li Yan est précisément chargé d’enquêter sur ce meurtre et ceux qui l’ont précédé. Les relations entre les anciens amants sont difficiles, mais Margaret cherche à tourner la page aidée en cela par les attentions que lui porte Michael Zimmerman, archéologue tournant des séries documentaires pour la télévision. Avec lui, elle va se rendre sur les lieux du tournage, et à Xian où elle découvrira l’armée d’argile de l’empereur Qin.
Parallèlement, l’enquête policière progresse. Le dernier meurtre, celui de Yuan Tao, chargé des visas à l’ambassade des États-Unis, se distingue des trois premiers par plusieurs détails : la boisson avec laquelle il a ingurgité la drogue qui l’a rendu docile n’est pas du vin — qui en aurait dissimulé la couleur —, mais de la vodka, le surnom inscrit sur la pancarte nouée à son cou n’est pas le sien, le sabre a été manipulé par un gaucher contrairement aux trois premiers crimes.

L’enquête s’attache aux liens pouvant relier les morts et fait émerger les atrocités commises durant la période de la Révolution culturelle. Bientôt, Yuan Tao devient le suspect des premiers meurtres, vengeant en cela la mort de son père provoquée par six de ses anciens camarades de classe, gardes rouge durant la Révolution culturelle.

Se profile, au travers de l’enquête policière des traits de la Chine, l’enfant unique devenu un empereur tout puissant face aux adultes, la juxtaposition dans la Chine communiste d’une disparité économique considérable, l’apparition du tourisme.

La clôture du roman bien amenée sur le plan de l’intrigue paraît rapide et peu réaliste au regard du comportement des protagonistes, notamment celui de Li qui, inquiet pour la vie de Margaret, se lance à sa recherche, seul.

Le Quatrième Sacrifice est un roman policier efficace, aux personnages un peu trop schématiques — notamment dans la relation des protagonistes principaux —, qui se lit rapidement. Il reste en mémoire, non par la maestria de son intrigue où l’intelligence de ses protagonistes, mais par la présentation d’un monde différent, celui de la Chine communiste et de ses tiraillements.


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Meurtres à Pékin

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